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Reprise des cours : La Conasysed dit non au tur-over et aux cours à distance

La Convention nationale des syndicats de l’éducation (Conasysed) a réitéré, le 17 juin, son opposition pour la reprise des cours en ligne ou à travers le turn-over et double flux. Elle exige la satisfaction de l’ensemble de ses revendications pour reprendre la craie.

Alors que le gouvernement à travers son ministre de l’Education nationale étudie différentes possibilités pour la reprise des cours, suspendus depuis le 14 mars dernier, l’un de ses partenaires, la Convention nationale des syndicats de l’éducation(Conasysed) assure ne pas adhérer à ce projet. Sa priorité est la satisfaction des revendications inscrites dans son cahier des charges.

Pour la reprise des cours qui se profile à l’horizon, le ministère de l’Education nationale souhaite mettre l’accent sur les cours en ligne et le turn-over. Deux options, selon la Conasysed, qui aggraveraient les inégalités sociales, car elles ne tiendraient pas compte des classes intermédiaires et encouragent le gouvernement à ne pas investir dans la construction des infrastructures scolaires.

La plateforme syndicale s’oppose à la généralisation des cours en lignes «car, le niveau de développement technologique ne permet pas à tous les élèves du pays d’accéder à ces cours». Elle estime également que le tur-over peut être envisagée comme une solution appropriée. Cette option empêche les investissements conséquents en termes d’infrastructures scolaires. En effet, le «turn-over, cette solution qui se voulait provisoire à l’époque du ministre André Mba Obame, pour pallier l’insuffisance des établissements scolaires, s’est muée en double flux, et est devenue pérenne, encourageant ainsi le gouvernement à ne pas investir dans la construction des infrastructures scolaires. La Conasysed (…) exige à nouveau la fin du turn-over», a déclaré son délégué général, Louis Patrick Mombo.

La reprise des cours, insiste la Conasysed, est conditionnée par la satisfaction de l’ensemble de ses revendications. Elle exige du gouvernement, le paiement intégral des vacations de 2018 et 2019 ; la régularisation de toutes les situations administratives des enseignants ; le paiement des rappels solde ; l’organisation des concours externe et interne d’entrée à l’Ecole normale des instituteurs (ENI) ; l’organisation du concours interne d’entrée à l’Ecole normale supérieure (ENS).

A ces différents points s’ajoutent la mise en place effective de l’université des sciences de l’éducation ; l’octroi d’une indemnité Covid-19 aux enseignants ; l’ouverture des négociations sur la base du cahier des charges déposé le 3 février 2020 sur la table du gouvernement ; la prise d’un décret revoyant et corrigeant les nominations du 30 septembre 2019 ; le bouclage de l’année scolaire 2019/2020 en tenant compte de l’égalité des chances entre tous les élèves.

Pour sortir l’Ecole gabonaise de l’ornière, la Conasysed recommande un plan Marshall. «Ce plan se traduit par la construction d’établissements scolaires équipés en laboratoires, bibliothèques, salles d’informatique, et par le recrutement et la formation des enseignants et autres personnels» a souligné Louis Patrick Mombo.

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