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Dépénalisation de l’homosexualité : Le «Niet» des étudiants de l’USTM

Les étudiants de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), dans la province du Haut-Ogooué, n’ont pas hésité, le 25 juin, à organiser une manifestation devant leur établissement pour protester contre la dépénalisation de l’homosexualité actée par les députés.

72 heures après l’adoption par les députés du projet de loi visant la modification de la loi n°042/2018 du 05 juillet 2019 portant Code pénal en République gabonaise, avec notamment le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 de ce texte en vigueur depuis juillet 2019 et qui condamnait l’homosexualité, les étudiants de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) ont tenu à marquer leur indignation.

«Non à l’homosexualité ! » C’est par ce slogan et avec les bras croisés au-dessus de leur tête qu’ils ont manifesté, le 25 juin, à Franceville contre cette dépénalisation de l’homosexualité. Regroupés à l’entrée de l’université, plus d’une centaine d’étudiants se sont mobilisés pour faire entendre leur voix. «Non à l’homosexualité au Gabon. Non, à la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon. Nous ne voulons pas de cette loi». Autant de slogans lancés en chœur pour manifester leur opposition.

Visiblement en colère, ils ont tous indiqué ne pas être d’accord avec ce texte. «Nous nous insurgeons et nous disons non à cette pratique qui n’est pas dans nos mœurs. Nous sommes ici pour exprimer notre mécontentement face à la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon. Les étudiants que nous sommes prônent la famille. Nous avons nos mœurs, et cette pratique que nous qualifions d’immorale n’existe dans aucune coutume bantoue. Alors nous disons non à cette pratique», a indiqué l’un des étudiants, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP).

Ils sont désagréablement surpris par la célérité avec laquelle le gouvernement s’est empressé de dépénaliser l’homosexualité, alors qu’il y a des problèmes plus urgents à résoudre pour améliorer le bien-être de la population. Ils ont évoqué notamment les tracas dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’enseignement supérieur et surtout la déliquescence des infrastructures routières.

Depuis le vote des 48 députés de l’Assemblée nationale actant la dépénalisation de cette pratique jugée «contre nature», de nombreuses voix s’élèvent pour protester. Ceci d’autant plus que ces «élus du peuple» ont ainsi permis d’annuler une disposition du Code pénal, votée un an auparavant, qui condamnait l’homosexualité à 5 ans d’emprisonnement.

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