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Covid-19 : Le Gabon craint une pénurie d’oxygène

Le Gabon est-il proche de la pénurie d’oxygène ? Les besoins en la matière exploseraient en raison de la montée de l’épidémie de Covid-19. Sur les antennes de Radio Gabon, le coordinateur du Comité technique du Copil a indiqué que de 5 litres de consommation par minute, la consommation d’oxygène est passée à 15 litres. « Du jamais vu » dans le pays.

La peur de manquer d’oxygène pourrait se faire sentir au Gabon où, de plus en plus de malades seraient demandeurs. Si en janvier dernier, lors d’une conférence de presse sur l’évolution de la pandémie de Covid-19 dans le pays, la présidente du Comité scientifique assurait que «la production d’oxygène reste un problème» ; avec la montée continue de la pandémie, les besoins en oxygène se seraient accrus. «Le pire c’est que nous n’avons pas assez de bouteilles d’oxygène en réserve et la société chargée de livrer ce produit important, fait des siennes», assurait une blouse blanche craignant que le pays soit à bout de souffle.

Une triste réalité que le coordinateur du Comité technique du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus au Gabon (Copil), a confirmé sur les antennes de Radio Gabon. Disant avoir été avec le ministre de la Santé visiter certains patients atteints de Covid-19, il a précisé que ces derniers qui étaient sous oxygène consomment cet air plus que d’habitude. «15 litres par minute de consommation d’oxygène. Du jamais vu», s’est exprimé le Pr Romain Tchoua. «Habituellement on consomme moins de 5 litres quand on est à l’hôpital. Ça veut dire que là, les gens sont demandeurs d’oxygène», a expliqué le professeur.

Le 17 février, sur les 6 487 prélèvements effectués, le pays a enregistré 242 nouveaux cas positifs, soit un pourcentage de 3,7%. A la clé, 90 personnes hospitalisées dont 15 en réanimation et 75 décès déclarés depuis le début de la pandémie dans le pays. Une communication du Copil sur l’existant devrait permettre de mieux répondre à cette question. Mais déjà, au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) l’on assure qu’«il n’y a pas assez d’oxygène et respirateurs pour gérer les malades hospitalisés», toutes maladies confondues.

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