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Lettre ouverte au Président démocratiquement élu des Etats-Unis Barrack Obama : demande de non invitation du dictateur sanguinaire O. Bongo à votre investiture du 20 Janvier 2009

Mr le président, Barack Obama, le peuple américain vous a brillamment élu à la tête de la première puissance politique, économique et militaire du monde lors du scrutin présidentiel du 4 novembre 2008.

Depuis le Canada où je réside comme exilé politique, j’ai pleuré de joie et d’espoir que vous représentez non seulement pour les Etats-Unis d’Amérique mais aussi pour le monde entier et particulièrement pour l’Afrique, continent à la remorque des autres à cause de dictateurs sanguinaires de l’acabit de O. Bongo.
Mr le président démocratiquement élu des Etats-Unis, Barack Obama, si vous avez pu accéder à la magistrature suprême de votre beau et grand pays, c’est grâce à une forme formidable d’organisation de la société qui est la démocratie.

Cette démocratie est une forme d’organisation politique dans laquelle le peuple souverain a la possibilité d’exercer librement ses droits (choix de vote, liberté d’expression, liberté d’association…).

Ce terme de démocratie est formé de deux racines grecques demos (le peuple) et cratos (le gouvernement, le règne, le pouvoir) et désigne coutumièrement le pouvoir du plus grand nombre ou le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Malgré les sondages originels qui vous donnaient perdant non seulement au niveau interne du parti démocrate mais aussi national, vous avez su, par votre éloquence, maîtrise des dossiers, génie…mobiliser un électorat multicolore.

Grâce à la démocratie, cet électorat, indépendamment du revenu, de la position sociale, du sexe, de la religion, de la couleur de peau… vous a donc confié les rennes du plus puissant pays au monde.

Grâce à la démocratie et avec votre slogan « Yes we can » vous avez su, pour accéder à la Maison blanche, mettre le focus sur votre programme de société et attiré sur votre nom la majorité des électeurs dans le vote populaire (52% des suffrages supprimés) et de celui des grands électeurs.

Au soir de votre élection, vous aviez dit, au travers de votre célèbre slogan « Yes we can », que votre accession à la magistrature suprême des Etats-Unis n’était pas seulement un vent d’espoir pour le peuple américain mais également pour de milliers de personnes dans le monde et notamment en Afrique.

Mr Barack Obama, cette valeur fondamentale à laquelle vous tenez énormément et qui a fait de vous le premier président noir démocratiquement élu des Etats-Unis est quotidiennement violée, bafouée, foulée du pied par maintes dictatures disséminées çà et là dans le monde et notamment en Afrique, terre de naissance de votre père.

A cause de ces dictatures sans foi ni loi, le continent africain est à la remorque de tous les autres. A cause de ces régimes kleptocrates, le continent africain est le plus pauvre malgré pourtant l’immensité des richesses de ce dernier.

A cause de leur kleptomanie animalière ces régimes autocratiques paupérisent leurs populations, poussent leurs jeunes à l’émigration clandestine en Occident et très certainement à une mort certaine sur les plages occidentales.

Mr le président démocratiquement élu des Etats-Unis, Barack Obama, la pauvreté de l’Afrique n’est pas une fatalité. Elle est cultivée par les dictatures sanguinaires en place.

L’une de ces dictatures sanguinaires est celle dirigée depuis 41 ans par l’imposteur O. Bongo. Ce dernier est arrivé au pouvoir en 1967 (avant même que je sois né) à la faveur d’un coup d’état constitutionnel.

Et il s’y est maintenu par des coups d’états électoraux grâce au soutien politique, militaire, financier et logistique de la France (la France au sens des administrations centrales basées à Paris et non du peuple qui reste un ami de celui gabonais) soit disant au passage pays de respect des Droits de l’Homme.

Avec l’appui de la France, toute opposition politique, tout effort de développement du Gabon par la société civile… sont systématiquement tués dans l’œuf par la dictature de O. Bongo. Avec l’appui de la France, O. Bongo a mis 41 ans au pouvoir (rendez-vous compte que vous n’aviez à peine que 8 ans quand cette personne est machiavéliquement arrivée à la tête de l’Etat gabonais).

Au lieu de taper du poing sur la table, la France a laissé faire les dictatures mises en place dans ses anciennes colonies au point que les autocrates locaux excellent aujourd’hui dans la malveillante gouvernance et la violation des droits fondamentaux des citoyens.

En fait, cela n’est pas trop étonnant de la France puisqu’elle a toujours infantilisé les africains et estimé que la démocratie n’est pas bonne pour les nègres. D’où, cette humiliation qu’elle impose durablement à ses « anciennes » colonies et dont le dénouement risque de ne venir que par des guerres civiles à la rwandaise. Pour cela, elle est aussi complice que les génocidaires et dictateurs africains au pouvoir.

En plus de retarder le développement du Gabon par le pillage systématique des deniers de l’Etat, le régime dictatorial de O. Bongo arrête et emprisonne de manière arbitraire et ignominieuse les dignes représentants de la société civile.

En effet, le mercredi 31 décembre 2008 vers 12h 30mn, sept représentants de la société (M. Ona Essangui, G. Mpaga, G. Ngoua Mintsa, A. Moupopa, D. Kongou, G. Asséko, M. Edzang) ont été arbitrairement violentés et arrêtés par les sbires de O. Bongo.

Sans mandat d’arrêt et sans décliner leur identité, ils ont intimidé et arrêté les dignes représentants de la société civile gabonaise qui sont aujourd’hui sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville.

Ces arrestations avaient quelque chose d’indécent. Pendant que l’autocrate O. Bongo faisait arrêter ignominieusement les représentants de la société civile gabonaise le matin du réveillon du nouvel an 2009 qu’ils devaient passer tranquillement avec leurs familles, il tenait le soir même un discours creux et soporifique d’ouverture de son gouvernement à cette même société civile et à l’opposition politique.

Président démocratiquement élu des Etats-Unis, Barack Obama, ces arrestations arbitraires font suite à la plainte déposée par des associations françaises (Transparency international, Sherpa et Survie) contre O. Bongo pour « les biens mal acquis » avec les deniers publics que ce monsieur détourne à l’Etat gabonais depuis 41 ans.

Par ailleurs, non content de détourner systématiquement les ressources financières du Gabon, ce régime dictatorial de O. Bongo assassine impunément, de manière sacrificielle, les innocentes populations civiles.

Les commanditaires de ces assassinats sont bien connus des autorités policières et judiciaires du Gabon mais ne sont guère arrêtés et sanctionnés. Pour cela, ce régime que je qualifie de « cannibale » devrait être poursuivi pour crimes contre l’humanité devant le Tribunal pénal international.

Pour toutes ces raisons, je vous demande solennellement, président démocratiquement élu des Etats-Unis, Barack Obama, de ne pas inviter le dictateur sanguinaire et kleptomane O. Bongo à votre magnifique investiture du 20 janvier 2009. Il n’est pas digne d’être à vos côtés et vous couvrira d’opprobre à vous, à votre famille et à la race noire toute entière.

A votre grande différence, ce monsieur n’a jamais été démocratiquement élu au Gabon depuis 41 ans qu’il est à la tête de ce petit pays très riche mais pauvre de par sa faute. Il est un imposteur et ne représente donc pas les gabonais dans leur plus grand nombre (il n’a pas de légitimité populaire et il n’a de légitimité légale que celle que lui a conférée la cour constitutionnelle façon façon et illégale dirigée par une parente à lui).

Sa présence et celle d’autres dictateurs sanguinaires africains à vos côtés seront un très mauvais signal que vous allez envoyer aux millions d’africains qui ont crû à votre message d’espoir et qui déchanteront amèrement au lendemain de votre investiture.

A cet égard, si jamais il était présent à votre investiture, la diaspora gabonaise et ses intellectuels comptent lui réserver à Washington un accueil digne de dictateur sanguinaire et kleptomane le 20 janvier 2009.

Président démocratiquement élu des Etats-Unis, Barack Obama, vous êtes un grand espoir pour l’Afrique qui entend amorcer un réel décollage politique, économique, social et culturel à l’issue de votre investiture. Cette chance de démarrage de l’Afrique est unique et ne se répètera peut-être que dans cent ou deux cents ans. Nous tenons donc à la saisir avec vous sinon après vous, l’Afrique ne sera qu’un immense cimetière à cause de la cupidité de ses propres fils dictateurs et kleptomanes de l’acabit de O. Bongo.

Espérant que ma requête retiendra votre haute et bienveillante attention, je vous prie, Monsieur le Président démocratiquement élu des Etats-Unis, Barrack Obama, d’agréer l’expression de ma très haute dévouée considération.

Jacques Janvier Rop’s Okoué Edou
Docteur en Economie et Finance Internationales
Professeur d’économie à l’UQAR et à l’ENAP (Québec – Canada)
Secrétaire régional du BDP en Amérique du Nord (USA/Canada)

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  1. Il n’y a pas à s’inquiéter qu’il soit présent là bas. L’investiture se fera seulement avec les américains. Les présidents étrangers n’ont pas reçu d’invitation.

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