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Gabon : Ben Moubamba, «on a violé la loi !»

Bruno Ben Moubamba, candidat indépendant issu de la société civile, observe depuis le 15 août dernier une grève de la faim devant l’Assemblée nationale à Libreville pour réclamer le report du scrutin du 30 août. Il dénonce de multiples violations de la loi dans l’organisation du l’élection présidentielle et une gestion partisane de la transition en faveur du parti au pouvoir.

«Les élections ne se déroulent pas dans de bonnes conditions dans la mesure où on a violé la loi», fustige le candidat indépendant Bruno Ben Moubamba, le 19 août dernier sur son lit de camp installé devant l’Assemblée nationale.

«Le gouvernement n’a pas mis en place le décret qui convoque le collège électoral, un décret qui devait être pris en Conseil des ministres et publié dans un journal d’annonces légal ; il n’y a pas eu d’ordonnances signé par le chef de l’Etat ; les listes électorales n’ont pas été publiées à temps ; des milliers d’électeurs qui voulaient voter ne se sont pas isncrits ; de même il y a tous ces doublons sur les listes affichées», énumère Bruno Ben Moubamba, par aileurs porte-parole des Acteurs libres de la société civile gabonaise.

«C’est une sorte de coup de force électoral, ou même de coup d’Etat électoral qui se prépare», affirme-t-il.

Entré en grève de la faim depuis l’ouverture de la campagne électorale le 15 août dernier, Bruno Ben Moubamba s’est adressé le 19 août dernier à des centaines de Gabonais venus le soutenir devant l’Assemblée nationale où il a installé son campement.

«Nous avons organisé un blocus symbolique à l’Assemblée nationale, qui à notre avis a failli dans sa vigilance démocratique parce qu’elle est à dominante PDG, le parti au pouvoir. Je suis couché devant le portail principal de l’Assemblée nationale avec des centaines de partisants pacifiques et en face, il y a une esquade de gendarmes qui font leur travail, mais qui ont failli nous gazer et nous tabasser tout à l’heure. Tout le monde a gardé la raison et nous observons un face à face», témoigne le candidat indépendant.

Par cette démarche, Ben Moubamba réclame le report du scrutin afin de procéder à un toilettage «efficient» du fichier électoral, clé de voûte de la crédibilité et de la fiabilité du scrutin.

«Si on organisait l’élection dans deux mois on pourrait prendre un mois pour re-toiletter tout cela et fin octobre ou mi-novembre on pourrait voter, à conditions que que chacun y mette du sien», estime-t-il.

«Le Gabon a été géré par l’ancien président (…) comme un village», a lancé Ben Moubamba, fustigeant «le désordre général dans l’administration gabonaise et dans le gouvernement».

«Le Conseil d’Etat devrait par exemple constater la violation de l’article 89 de la Constitution par l’actuelle présidente de la Cour Constitutionnelle, qui n’a été nommée que pour la durée du mandat de la Cour, c’est-à-dire 7 ans, alors qu’elle effectue actuellement un deuxième mandat sans que la Constitution n’ait été modifiée pour le lui permettre», explique-t-il, ajoutant qu’«il devrait y avoir une sanction juridique, par exemple une démission immédiate».

Concernant son projet de société, le candidat indépendant a érigé le logement social au titre des premières priorités, expliquant que «les Gabonais vivent dans des quartiers difficilement accessibles, pas du tout urbanisés et soumis à des conditions d’intempéries difficiles».

«Moi je veillerais si je suis élu à l’accès à un logement décent à chaque Gabonais, c’est la priorité des priorités. Il me semble qu’on peut construire durant un mandat présidentiel, chaque année 50 000 logements avec un fonds d’investissement de 75 milliards de francs CFA par an. On pourrait rendre les villes accessibles, belles, agréables et habitées en dotant les municipalités d’un fonds de 500 millions de francs CFA par année», a-t-il affirmé.

En second lieu, il a promu l’urgence d’une «politique qui favorise les naissances». A cet effet, il promet «une allocation familiale de 35 000 francs CFA par enfant par mois, (…) 1 million de francs CFA pour toute première naissance et 3 millions de francs CFA pour une quatrième naissance».

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