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Gabon : 2011, une élection ouverte

Les prochaines élections législatives au Gabon, c’est pour bientôt. Comme le temps file vite, très vite même, diront certains, ce n’est plus qu’une question des mois. Déjà, dans la plupart des milieux, surtout les états-majors des partis politiques – cela va de soi – l’on affûte les armes, chacun y allant de sa partition.

Tout est possible. Le problème qui semble déjà tarauder une certaine catégorie de l’opinion, et de façon particulière les personnes avisées, se pose dans la manière dont compte être traité le dossier relatif à la gestion des kits électoraux. Et là, pour éviter de faire le lit à toute langue de bois comme le veut la rengaine, la question concerne, en premier, le tour de passe-passe par lequel le « patron » de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) va s’y prendre. N’étant pas avare en indications, l’histoire récente nous apprend en effet qu’ils sont à compter du bout des doigts les « saints » qui régentent les affaires à cette Commission électorale. Espérons – il s’agit à ce niveau que d’un espoir à même de vite fondre comme neige au soleil – que les choses prendraient une tournure qui ferait plaisir aux Gabonais. Cela est d’autant plus vrai qu’ils souhaiteraient entendre une musique qui leur ferait du bien.

Pour 2011, il y aura de la bagarre partout. Les tentatives de fraudes et d’intimidation, l’humiliation, la falsification massive des faux récépissés des cartes d’identité pour faire voter de faux électeurs pourront aussi être au menu. L’opposition envisage de remporter ses élections pour imposer une cohabitation au pouvoir. Pour André Mba Obame (AMO), le PDG ne peut jamais gagner une élection sans frauder. Est-ce un aveu de sa part de ce qu’il n’a jamais gagné une seule élection pendant qu’il était au PDG ? L’Union du peuple gabonais (UPG), pour sa part, réclame que soit institué un vote biométrique, la restructuration de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) dont la nomination du président n’incombera plus désormais à la Cour constitutionnelle, la présence d’observateurs internationaux crédibles avant et pendant le scrutin.

Comme aux élections partielles du 6 juin 2010, de FCV à Okondja (zone obamba), le PGCI de Leboumba avait la côte, du côté de nzébi (Bakoumba-Mounana-Moanda), l´UGDD de Myboto a régné. Le PDG a été surtout influent dans les zones dites tékés: Ngouoni-Léconi-Bongoville. A Akiéni c´est le CLR d’Assélé. De même les résultats de Ntoum et de Mouloundou ont retenu une attention particulière des Gabonais au regard de nombreux commentaires. Certes que Mouloundou (Lastourville) était le fief de Paulette Missambo mais sans oublier que Faustin Boukoubi gère cette région avec des notabilités comme Guy Nzouba Ndama et autres, qui ne peuvent pas se permettre de perdre. La victoire de Régis Immongault à Mulundu ne souffre d’aucune contestation, car Paulette, de l’avis de certains observateurs, a été fabriquée par le PDG, elle n’a jamais été une personnalité charismatique au sein de cette formation politique comme l’ont été les autres (JEN, AMO et CAM) et elle ne pouvait que perdre face à la nouvelle figure de prou du parti de masse, et surtout que c’est dans cette partie du Gabon que le PDG a été créé. Aussi les populations de cette zone sont très fidèles à ce parti politique. Certains ont tort de penser que c’est le G2 (Haut Ogooué)qui est le bastion du PDG, bien au contraire, dans le G2, c’est plus une affaire des liens familiaux qui oblige certains à voter pour ce parti, en plus, dans le G2 foisonne une multitude des partis qui ont prêté allégeance au PDG notamment ( le CLR, le PGCI etc.) alors que dans l’Ogooué-lolo, ce sont des Pedegistes dans l’âme. Donc une victoire de Paulette n’était pas possible, de la même manière qu’elle a été faite par le PDG, ce parti a soutenu Régis Immongault son concurrent.

Comment tricher avec 87% pour Régis et 79% pour Julien ?

Ntoum fût le fief de Casimir Oye Mba mais l’on oublie vite que c’est le Premier ministre actuel ex tortue Biyoghé Mba qui gère la région en tant que nouveau doyen politique du PDG. Est-ce qu’il peut se permettre de perdre où va-t-il devenir encore une fois membre de la Cenap doublé de la qualité de journaliste pour nous donner les résultats en direct de Ntoum. Du vivant d’Omar Bongo Ondimba, tout le monde sait qu’il gagnait souvent avec des scores de 50.1% au dessus du chiffrage universel. Mais ce qui est arrivé à Lastourville ou à Ntoum, c’est que des scores ont atteint 87% pour Régis à Lastourville et 79% pour Julien à Ntoum…..franchement il y a toutes les raisons du monde de douter à penser qu’on peut tricher avec un tel score. Force est de reconnaître que Casimir Oyé Mba (Cam la classe) malgré son revirement à la dernière minute à L’UN, son jeu très flou qu’il a joué à la dernière élection présidentielle pèse encore sur ses épaules et cela a fini par le rattraper…..il faut parfois être très clair dans sa vie, l’honnêteté de JEN lui a payé aujourd’hui…

Si, par malheur, les quelques « bonzes » de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) dont on sait qu’ils ne sont pas nés de la dernière pluie, s’adonnent à leur jeu favori, le processus annoncé dans la perspective des échéances de 2011, passerait certainement à côté de la plaque. Dans tous les cas, une fois ajouté ce que la Commission électorale avait comptabilisé en termes de « tripatouillages et de grenouillages », pas différent d’affirmer que l’on soit parti pour la gloire. Pour le moment, on en est encore là dans l’espoir que le vent tourne dans la meilleure des directions. En attendant, touchons du bois ! Les Gabonais n’entendent point relâcher leur attention.

Exprimez-vous!

  1. Je me marre avec une telle analyse. Pourquoi un score de 79 ou même 87% ne peut pas être au crédit de la fraude? L’auteur de cette analyse n’a pas fait d’argumentation juste balancer des idées obscurcies par son idéologie qui n’est point à qualifier. S’il ne peut pas les soutenir par une argumentation c’est parce que il sait qu’il n’y en a pas.
    Supposons que le PDG ait gagné ces élections, est ce que cela voudrait forcément dire qu’il a obtenu les pourcentages indiqués? Si la réponse est non, il y a eu fraude, il n’est donc pas nécessaire de supposer le contraire.

    Je me rappelle de l’époque où OB gagnait les élections avec 99% alors qu’il concourait tout seul candidat, est ce que le pourcentage était vrai? Et si vous regardez ces scores aux différentes élections vous verrez qu’il a eu plusieurs 99% et 7ans seulement après l’élection de 1986 qu’il gagne à presque 100% soit 99,97%, il a eu 51% à l’élection de 1993. Comment un si populaire peut avoir perdu 50% de son électorat. Mais avant de mourir, il reconquerrait son électorat puisque les mandats lui avaient été acceptés avec respectivement 66 et 73%. S’il avait été candidat à sa succession j’imagine qu’il aurait eu un bon 80 ou peut-être un 90%.
    La réponse à la précédente question sera simple, il n’a jamais eu le score qu’il s’arrogeait. Dans leur logique, une élection gagnée l’est avec un pourcentage au dessus de 80% pour le PDG. Le seul but de gonfler le pourcentage obtenu à la partielle de juin 2010 est une tentative de légitimation de leur prochaine prouesse. Ils disent donc que la population les soutient. Avec les effets d’annonce dont est victime la population qui ne veut pas taire son ventre (qui gargouille..), ils diront que leur politique sociale et économique de l’émergence trouve l’assentiment du peuple. Le pourcentage est donc pour « berner » les observateurs internationaux (en fait, ils se trompent mutuellement. C’est du genre je soutiens ton élection et tu me donnes ce contrat, cette affaire…).
    Tous ce que je dis plus haut est soutenu par ce que M. André Mba Obame (le fils du père et frère de l’autre) dit sur la victoire du PDG lors des élections au Gabon. C’est puéril de dire que si le PDG n’a jamais gagné sans frauder alors lui n’a jamais gagné du temps où il était au PDG. Ceci pour la simple raison que « gagner les élections » ne veut pas forcément dire remporter une circonscription. Mais plutôt avoir plus de sièges que les adversaires pour par exemple diriger une mairie, un conseil départemental ou le parlement. Je ne croirai jamais quelqu’un qui me dira que M. Idriss Ngari par exemple ne gagnait pas son siège (il le faisait les doigts dans le nez), toutefois j’aurai des doutes sur les résultats, je veux dire le pourcentage.
    Pour conclure, il faudrait comprendre le propos d’AMO un peu mieux que comme le secrétaire général du PDG l’a émis. Triché c’est aussi faire croire à l’adversaire qu’il n’a pas de poids politique dans la mesure où dans certains cas on se demandait même si la famille du candidat malheureux n’avait pas voté. Triché c’est donc aussi tuer l’espoir ! Il y a des professeurs et enseignants qui utilisaient cette pratique. J’aurai aimé cet article avec le titre PDG oyé, oyé, oyé soutien et comme conclusion Bongo Ossou !

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