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Le président Hollande est-il prêt à mettre fin à la Françafrique?

François Hollande reçoit Alphé Condé, président de la Guinée, à l’Elysée, le 2/7/12 © AFP/MEHDI FEDOUACH
«Un président normal peut-il avoir une politique africaine normale?», se demande le quotidien français Libération. C’est en, tout cas la mission que s’était donnée François Hollande lors de sa campagne présidentielle.

«L’Afrique doit être traitée comme n’importe quel autre continent, telle l’Asie ou l’Amérique latine», expliquait récemment un haut responsable socialiste de Paris.

Mais l’Afrique est-elle vraiment un continent comme les autres pour la France?

Depuis le début du mois de juillet, le nouveau président de la République française a accueilli ses homologues guinéen Alpha Condé, gabonais Ali Bongo et sénégalais Macky Sall.

Le quotidien Libération rappelle que ces visites provoquent des «remous» dans la classe politique et les ONG car elles renvoient à des relations associées à la Françafrique, que le candidat François Hollande avait promis de remettre à plat.

«A la septième semaine de son mandat, le président de la République a courageusement choisi le Gabon, pays symbolique des dictatures de la Françafrique, pour donner l’impulsion à sa nouvelle politique ferme et ambitieuse», ironisent les ONG Survie et Greenpeace.

Du côté des officiels français, on se défend d’avoir eu l’initiative de la rencontre. Toujours difficile de légitimer des relations avec des chefs d’Etats embourbés dans des fiasco juridico-politiques, comme celui des biens mal acquis pour Ali Bongo.

Le quotidien d’observer que le principe de réalité qui lie la France à l’Afrique, notamment dans son approvisionnement en uranium au Niger, pourrait rattraper les bonnes intentions du nouveau locataire de l’Elysée, qui a reçu le président nigérien Issoufou le 11 juin.

François Hollande «ne pouvait pas ne pas recevoir son homologue gabonais, dont le pays abrite 15.000 Français, une des deux bases militaires permanentes tricolores sur le continent et de nombreuses entreprises», analyse Antoine Glaser spécialiste des relations franco-africaines.

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