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Le mouvement « Bongo Doit Partir » condamne les répressions de Libreville et appelle à la destitution immédiate d’Ali Bongo

C’est avec la plus profonde consternation que le mouvement « Bongo Doit Partir – Modwoam » a noté l’énième acte de dictature qui a vu le régime des Bongo faire, ce 15 août 2012, le choix de la violence policière pour réprimer l’expression libre et démocratique des Gabonais, et ce en réponse aux légitimes revendications d’un peuple aspirant plus que jamais à la dignité et au progrès.

La violence policière qui a, aujourd’hui même, vu la dispersion des partisans de M. André Mba Obame, Secrétaire Exécutif de l’Union Nationale, un parti arbitrairement dissout en 2011 par le régime quadragénaire et illégitime des Bongo, devrait désormais servir à rappeler à tous les Gabonais ce que le mouvement « Bongo Doit Partir » dit depuis 1998, à savoir :

1) Que rien de bon ne peut se passer au Gabon tant qu’un Bongo sera au pouvoir ;

2) Que le Gabon ne changera démocratiquement ni par les urnes, ni par la bonne volonté des Bongo, et encore moins par la grâce de la vierge Marie ou le miracle de Jésus-Christ ;

3) Que, en l’absence de toute volonté du régime quadragénaire des Bongo de laisser le Gabon se démocratiser, la seule voie du changement au Gabon passera obligatoirement par une insurrection du peuple en bonne et due forme.

Le BDP-Modwoam constate que, dès lors que le régime, par cette répression qui a fait au moins dix blessés et, potentiellement, quelques morts, aura montré, encore une fois, que son refus de la Conférence Nationale Souveraine réclamée par l’opposition est catégorique et qu’il sera toujours, par ailleurs, près à s’engager dans la répression policière pour mater le peuple même quand ce peuple réclamera pacifiquement la démocratie, il incombe désormais à l’opposition gabonaise de s’engager, immédiatement, dans une procédure unitaire visant à la destitution immédiate d’Ali Bongo du pouvoir, une destitution qui ne pourra s’obtenir que dans le cadre insurrectionnel d’une Assemblée Constituante Citoyenne en bonne et due forme.

Le BDP-Modwoam continue ainsi à appeler l’opposition, non pas à l’unité autour d’une personne, mais à l’unité autour de l’idéal de changement immédiat au Gabon, en vue, justement, de maximiser l’effort collectif et fédérateur, donc national, qui viendra à bout de ce régime.  Le combat pour le changement ne peut plus être particularisé au titre d’intérêts partisans; il doit être nationalisé. Il convient, dès lors, de ne plus tergiverser et encore moins continuer à faire d’Ali Bongo l’arbitre du changement au Gabon. Continuer à attendre d’Ali Bongo qu’il accepte la Conférence Nationale Souveraine que veut le peuple ne peut que le positionner comme arbitre de ce processus et, partant, aboutir à une Conférence Nationale tronquée puisque négociée au travers de compromissions et d’accommodations qui n’auront plus rien de souveraines. Dès lors qu’un dictateur a dit « non » au seul processus—la Conférence Nationale Souveraine—qui aurait pu garantir le changement démocratique dans la paix et le consensus national, il force automatiquement le peuple à rechercher le changement par le moyen démocratique de la rue. Comme en Tunisie, comme en Egypte, comme en Libye et, maintenant, comme en Syrie.

Il incombe donc aujourd’hui à tous les Gabonais de regarder la réalité en face. C’est dans la rue que le changement démocratique se fera et non ailleurs. Plus vite tout le monde se rendra à l’évidence de cette réalité, plus vite on pourra unifier et fédérer tous les Gabonais autour de l’idéal non partisan d’un changement immédiat au Gabon par le biais d’une Assemblée Constituante Citoyenne en bonne et due forme.

Le BDP-Modwoam appelle donc, encore une fois, tous les partisans du changement à se ressaisir pour passer à la vitesse supérieure d’une destitution immédiate d’Ali Bongo par le moyen d’une Assemblée Constituante Citoyenne telle que proposée le 28 juillet dernier par la « Concertation des Gabonais des Etats-Unis », une proposition dont le Mémorandum se situe dans le prolongement le plus logique du contexte insurrectionnel qui ne manquera pas de s’imposer au Gabon si un plan insurrectionnel fédérateur est adopté par toute l’opposition dans les tous prochains jours. Autrement dit, la proposition d’Assemblée Constituante Citoyenne ne nie nullement le projet de Conférence Nationale Souveraine proposé par l’opposition. Bien au contraire, elle complète ce projet en adaptant la revendication au contexte insurrectionnel automatiquement provoqué par le rejet par le régime de ladite Conférence Nationale Souveraine. Sauf si nous voulons voir les Gabonais continuer à se faire tuer inutilement alors même que l’opposition a la capacité d’en finir, dans les deux semaines, avec le régime des Bongo, et ce dès lors que tout le monde embrasserait le projet fédérateur d’une destitution immédiate d’Ali Bongo.

C’est dans ce cadre que le BDP-Modwoam proposera à l’opposition, dans les tous prochains jours, un plan visant à la destitution immédiate d’Ali Bongo et de son régime par le biais d’une Assemblée Constituante Citoyenne, seule voie logique vers l’avènement d’une nouvelle République au Gabon qui soit non seulement débarrassée de la monarchie des Bongo, mais aussi synonyme de renaissance nationale.

En attendant cette unité de l’opposition autour de ce projet fédérateur, le  BDP-Modwoam transmet aux Gabonais martyrisés non seulement par la répression policière d’aujourd’hui, mais aussi par les brimades de la dictature depuis 45 ans, son soutien le plus patriotique, et partant, celui du BDP-Modwoam, tout en les encourageant à ne point cesser d’affirmer leur droit à la souveraineté et à la libre expression. Personne ne peut priver un peuple citoyen de son droit à la libre expression. Personne.

Fait à Montclair, le 15 août 2012

Dr. Daniel Mengara
Président, « Bongo Doit Partir – Modwoam »

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA
Tél./Fax : 973-447-9763

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  1. Le pouvoir illégitime d’ali bongo vit ses dernières heures de gloire. Lorsque l’on se frise les cheveux au « baby-liss » depuis son tendre enfance, et que l’on se fait appeler « baby-zeus », l’on n’a évidemment plus l’espace de cervelle nécessaire pour comprendre QUE le monde change ; QUE le Gabon de 1967 n’est pas, n’est plus et ne pourrait jamais être celui de 2012. Mais ça, ali bongo ne peut pas le comprendre. Il ne pourra jamais le comprendre pour la triste et bonne raison que ses cheveux frisés 2 fois par semaine depuis 1959 l’empêchent naturellement, avec l’effet de la chaux sur les particules pilaires qui sont directement reliées aux neurones, de comprendre que le Gabon, comme le reste du monde, évolue par générations. La génération 2012 d’un Anthony Obame, médaillé des jeux de Londres, n’est pas la même que celle d’ali odjoukou, rescapé de la guerre du biafra et lauréat en 1968 de la médaille d’adoption de la famille bongo au camp de regroupement des enfants des dissidents biafra du PK11 à Libreville. La génération actuelle est celle qui ne suit plus la RTPDG avec son contenu avilissant et par manque de programmes TV alternatifs. Non. La génération Gabon 2012 est celle qui, à partir d’une ampoule au néon reliée par deux fils, peut capter TV5, et voir qu’un jeune Américain de 32 ans travaillant à la NASA vient de faire « amarsir » un robot (Curiosity) qui est, en ce moment même où ali bongo et et massacre de pauvres manifestants, en train de tracer un chemin pour l’humanité sur la planète Mars.
    Munis de toute cette réalité où des peuples (Tunisie, Egypte, Lybie, Syrie…), avides d’oxygénation politique, expriment de plus en plus leur soif de voir leur souveraineté s’affirmer, ils sont nombreux ceux qui parmi les observateurs avertis qui savent dire avec certitude aujourd’hui que les jours des usurpateurs comme ali bongo sont désormais comptés.
    Et tant que le pays sera en ébullition ; tant qu’ali bongo s’obstinera à ne pas prendre en compte ses aspirations les plus profondes et légitimes ; et tant qu’il y aura des mercenaires payés (par ali bongo) et infiltrés dans les forces de défense nationale pour assassiner des pères et mères de familles gabonais, la Communauté Internationale gardera les yeux rivés sur le Gabon. Et ceci durera jusqu’à ce qu’on atteigne le « quota » nécessaire pour envoyer ali et ses sbires croupir jusqu’à la fin de leur sanguinaire vie à la CPI.
    Les Membres de la Diaspora Gabonaise soutiennent donc indéfectiblement ces mouvements insurrectionnels.

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