Les employés de la société ZPC, chargée de rénover l’hôtel Okoumé palace, ont exprimé, mercredi à Libreville, de nouveau leur mécontentement deux mois après leur mouvement d’humeur dénonçant l’absence de contrat de travail, les mauvais salaires, des actes de discrimination et des prélèvements injustifiés sur salaires.
Les employés s’insurgent contre le mauvais traitement liés aux questions d’irrégularité de paiement de salaire, de transport, de sécurité sociale et de congé auxquels les responsables de cette structure les exposent.
‘’Pour que nous soyons payés, il faut que nous haussons le ton’’ a indiqué l’employé Ulrich Ekaghe, ajoutant que ‘’non seulement nous ne sommes pas rémunérés à notre juste valeur, mais en plus, on ne nous donne pas la totalité de notre argent’’. S’élevant contre le travail les jours fériés.
‘’Les heures travaillées lors des jours fériés ne sont pas payées et nous ne bénéficie pas de congé estimant que c’est ainsi que cela se passe en Afrique du Sud’’ a relevé Ekaghe
Un autre employé, Obama Lekogo précise que ‘’tu peux travailler pendant 25 jours, l’employeur ne payera que les tâches de 22 jours. Ils nous font même travailler les jours fériés. Mais, ils ne nous payent pas ces jours, sous prétexte qu’ils ne reconnaissent pas cela’’.
‘’Si on manifeste aujourd’hui, c’est parce que les responsables de la société veulent nous envoyer à la troisième prestation sans nous payer nos services rendus et la durée de travail’’ a expliqué Obama Lekogo, qui a indiqué, par ailleurs, qu’ils nous font travailler ‘’six mois avec un prestataire et quand surviennent les difficultés avec ce prestataire, ils le changent et nous transfèrent chez le nouveau sans être payé ‘’.
Les agents dénoncent également la mauvaise foi dont font preuve les responsables de ZPC qui utilisent du matériel déjà utilisés dans les travaux effectués.
‘’ Il faut que les autorités délèguent des experts pour vérifier le travail qui se fait ici, afin d’éviter un travail bâclé’’, a fait remarqué Edgard Mounanga.
Au mois de mars Les ouvriers de ZPC, entreprise adjudicataire du marché de reconstruction de l’hôtel Okoumé Palace, avaient déclenché une grève pour dénonçant l’absence de contrat de travail, les mauvais salaires, des actes de discrimination et des prélèvements injustifiés sur salaires.



