Lors du traditionnel compte rendu des récentes activités du chef de l’Etat, le porte-parole de la présidence de la République a indiqué lundi qu’Ali Bongo Ondimba demande à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) d’étudier les mesures pour dédommager ses clients victimes de la coupure d’eau d’une semaine qu’ils ont subi.
Selon Alain Claude Bilie By Nzé, « le chef de l’Etat demande à la SEEG de réfléchir en interne aux mesures compensatoires du préjudice subi pendant une semaine par les ménages, les commerces et les industriels et d’en faire une communication dans des brefs délais ».
« Cela sans préjudice des actions de toute nature qui seront engagées par des particuliers ou par l’Etat », a ajouté le porte-parole de la présidence de la République, lors de la conférence de presse.
On rappelle que la semaine dernière, des pluies diluviennes ont détruit à deux endroits différents la principale conduite d’eau potable vers Libreville. La capacité de fourniture d’eau dans la capitale a été réduite de 2/3. La SEEG a mis en place un plan de délestage qui n’a pas réellement été efficace.
Pour la présidence de la République, l’incident survenu la semaine écoulée n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La filiale gabonaise du groupe français Véolia est accusée des graves manquements.
« La situation de la fourniture d’eau dans la capitale gabonaise était déjà anormale avant cette interruption. Car plusieurs quartiers de Libreville manquent d’eau régulièrement », a rappelé le porte-parole.
« Cette situation inadmissible est le fruit du manque d’entrain du concessionnaire de l’Etat à maintenir les installations mises à sa disposition en bon état et à assurer une fourniture régulière d’eau aux habitants de Libreville », a-t-il poursuit.
Les consommateurs attendent maintenant de voir la suite qui sera donnée à cette injonction du Chef de l’Etat par dame SEEG.



