Face à l’insalubrité grandissante qui prévaut depuis plusieurs mois dans les six arrondissements de Libreville et de sa périphérie, si ce n’est jusqu’à l’intérieur du pays, le responsable de l’Observatoire national de la démocratie (OND), Dieudonné Minlama Mintogo, a exhorté le Chef du gouvernement et le Président de la République à trouver urgemment une solution.
Face à une insalubrité sans cesse en augmentation, et en passe de devenir un véritable phénomène de santé publique, de nombreuses organisations de la société civile et même des personnalités politiques du Gabon tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois. Ce, pour que le Chef de l’Etat, Ali Bongo et le Premier ministre, Raymond Ndong Sima prennent leurs responsabilités et trouvent au plus vite une solution pérenne à cette situation qui prévaut au sein de la totalité des arrondissements de la commune de Libreville, les mieux lotis, y compris.
Au cours de son entretien du 15 octobre 2013 dernier avec les confrères du quotidien L’Union, Sylvia Bongo, en sa qualité de Première dame déclarait à cet effet : «Le problème de la propreté à Libreville devient un problème de santé publique. Et je parle de tous les quartiers. La saleté et ses effets indirects ont des conséquences sur la santé de tous. En tant que mère, en tant que Première dame, cela m’interpelle fortement : qu’attendons-nous, une épidémie de choléra ?» Si l’indignation de l’épouse du Président de la République force à la réflexion puis à l’action, c’est notamment ce qu’a exhorté le président de l’Observatoire national de la démocratie (OND), Dieudonné Minlama Mintogo.
En effet, à travers un communiqué de presse daté du 23 octobre 2013, le leader de l’OND i indique qu’une seule impression se dégage de cette insalubrité généralisée : « les différents acteurs chargés de la gestion des ordures sont devenus impuissants et incapables d’apporter une solution idoine et efficace à cette situation dramatique.» Pourtant, de l’avis de Dieudonné Minlama, une solution mérite d’être trouvée au plus vite car «les populations [qui] cohabitent [désormais] avec les ordures, les mouches, les eaux de ruissèlement, les cafards, les rats et les chiens errants», courent des risques non négligeables. Les habitants de Libreville et d’Oyem, notamment, sont exposés, selon le leader associatif, «à une catastrophe aux conséquences désastreuses et imprévisibles.» Aussi, plus qu’un problème de santé publique, l’insalubrité de Libreville et ses environs serait désormais un problème de «droit de l’homme», à son entendement.
«Aussi, pour préserver la santé des Gabonais et éviter le déclenchement d’une épidémie, nous demandons au Président de la République, garant de la sécurité et de la santé des Gabonais, de se saisir de ce dossier et d’engager une opération Coup de point dans l’immédiat, pour sortir Libreville de cette situation d’insalubrité», a exhorté l’Observatoire national de la démocratie.
Pour Dieudonné Minlama Mintogo, «étant entendu que l’incapacité à mieux gérer les ordures ménagères, aussi bien à Libreville que dans plusieurs autres villes du pays, est devenue un problème récurrent […], le Président de la République et le Gouvernement [devraient] initier une réflexion profonde sur ce sujet, avec la participation de toutes les parties prenantes (gouvernement, mairies, société de ramassage des ordures, associations des quartiers et les représentants des populations), afin de trouver une solution durable et efficace à cette question.» Preuve que la question de l’insalubrité de la capitale gabonaise n’a pas fini de faire parler d’elle. Certains en ont déjà perdu des plumes, à l’instar du maire sortant de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane, principal accusé dans l’affaire.



