(BDP-Gabon Nouveau, 17 août 2007) – C’est, enfin, Monsieur, une vaine arnaque que d’essayer de vous dégager de votre responsabilité en accusant d’incompétence votre entourage. Ne savez-vous pas la maxime, Monsieur Bongo ? A chef incompétent, entourage incompétent. Votre entourage est incompétent parce que vous l’êtes. Votre entourage est corrompu parce que vous êtes vous-même corrompu et corrupteur. Votre entourage vole parce que vous êtes, vous-même, détourneur en chef. Votre entourage, Monsieur, est exactement ce que vous êtes, et ensemble, vous constituez un groupe de malfrats qui n’a ni sens de la moralité publique ni conscience de cette moralité. Vous êtes, votre entourage et vous, Monsieur, des animaux.
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Discours à la nation du Dr. Daniel Mengara à l’occasion du 17 août 2007: ” J’appelle les Gabonais à un sursaut patriotique pour mettre fin à la racaille bongoïste qui prend le Gabon en otage depuis 40 ans ”
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Compatriotes, chers amis.

Voilà que, en ce quarante-septième anniversaire de son indépendance, le Gabon s’approche inexorablement de la cinquantaine. Or, en près de cinquante ans d’existence autonome, notre pays ne donne point l’image de pays riche et mature qu’il mérite. Il est plutôt aujourd’hui confronté à une pauvreté et à une paupérisation de plus en plus grandissantes. Les plus de 60% de Gabonais qui continuent à croupir dans la misère, la maladie, le chômage, les matitis et la désolation physique et mentale en sont la preuve la plus flagrante.

J’ai, comme vous, écouté le discours à la nation pompeux d’Omar Bongo, mais, après en avoir souffert les insultes, je ne puis que vous donner une seule consigne : ne faites plus audience aux inepties quadragénaires d’Omar Bongo car le régime d’Omar Bongo est une arnaque et Omar Bongo un malfrat.

C’est une arnaque que de dire, comme l’affirme Omar Bongo, qu’il a beaucoup travaillé et qu’il a fait son travail pour le Gabon alors que tout le monde sait que sa compétence en matière de gestion de l’état ne s’est limitée qu’à importer au Gabon des prostituées chinoises ou italiennes et à fomenter la survie de son régime. Au-delà de cela, rien.

C’est une arnaque de dire, comme le fait Omar Bongo, que ce sont les crises économiques qu’a traversées le Gabon qui ont rendu la vie des Gabonais difficile et causé la dette monumentale du pays. Tout le monde sait pourtant que les crises économiques et la dette du Gabon ne sont dus qu’à l’incompétence chronique d’un dictateur qui n’a jamais su ce que c’était que diriger un pays et qui a confondu la richesse du Gabon avec sa propre poche. Toutes ces dettes et toutes ces crises qui ont appauvri le Gabon ont pour seuls noms les achats de yachts de luxe et d’hôtels particuliers à Nice et à Paris, les comptes bancaires secrets en Suisse, la corruption endémique des consciences et les détournements de biens publics dont le dictateur s’est rendu coupable au cours des quarante années passées. Le Gabon, avec ses richesses, n’avait aucun besoin de s’endetter. Le pays n’aurait aucune dette si Omar Bongo ne s’était servi des caisses de l’état pour financer les lubies de sa cour et les garceries de sa ribambelle de prostituées, de maîtresses et de bâtards.

C’est une arnaque de dire aux jeunes, comme l’ose Omar Bongo, d’arrêter d’être irresponsables et d’occuper les emplois disponibles. Mais à quoi servent les emplois disponibles si les jeunes ne savent pas où aller pour les trouver ? Alors qu’un chômage inexplicable frappe le pays depuis au moins vingt-cinq ans, tout ce qu’Omar Bongo sait dire à nos jeunes, c’est de se débrouiller à trouver eux-mêmes un emploi dans la cacophonie économique que son régime a instauré au Gabon ! Qui est finalement irresponsable, dites-moi, les jeunes ou le dictateur ? Quelle mesquinerie !

C’est une arnaque d’affirmer, comme le fait Omar Bongo, que son action depuis quarante-ans s’est appuyée sur les routes, les hôpitaux, les écoles, le logement, l’emploi et l’agriculture et l’autosuffisance alimentaire. Mon Dieu ! De qui Omar Bongo se moque-t-il ?

– Où sont donc ces routes, Monsieur Bongo ? Parlez-vous de ces pistes d’éléphants sur lesquelles les Gabonais meurent par centaines chaque année ? Et savez-vous au moins que sur les piteux 9170 kilomètres de routes qui existent au Gabon, seulement 937 d’entre elles sont goudronnées, soit un maigrichon 10%. Alors, si c’est cela votre bilan de quarante ans, Monsieur, permettez-nous de vous cracher au visage notre dégoût !

– Où sont les hôpitaux dont vous parlez, Monsieur ? Savez-vous que dans un pays où des structures médicales adéquates existent, le progrès se mesure automatiquement au niveau de l’espérance de vie et de la mortalité des citoyens ? Or, avez-vous remarqué que dans votre pays, un enfant sur cinq n’atteint pas son premier anniversaire et l’espérance de vie des Gabonais qui n’ont pas la chance d’aller au Maroc ou à Paris pour des bilans de santé annuels comme vous plafonne entre 45 et 50 ans en moyenne depuis 1967 ? Savez-vous que sur deux naissances qui surviennent au Gabon, le pays enregistre un mort, ce qui cause une stagnation générale de la croissance démographique au Gabon ? Je ne parlerai même pas du paludisme et du Sida qui continuent à décimer les Gabonais alors que partout ailleurs dans le monde, des progrès s’observent à ce niveau. Plus de 3000 Gabonais meurent de Sida chaque année et la mortalité encore plus accentuée causée par le paludisme est au plus haut. Ceci, Monsieur, s’appelle un génocide. Nous perdons chaque année au Gabon autant de citoyens en situation de paix qu’un pays en situation de guerre civile et cela n’a pas l’air de vous préoccuper outre mesure. Quelle sorte de monstre êtes-vous donc, Monsieur Bongo ?

– Où sont les écoles, le logement, l’emploi, l’agriculture et l’autosuffisance alimentaire dont vous parlez, Monsieur ? Savez-vous au moins que près de 40% des Gabonais ne sont presque pas ou pas du tout alphabétisés, et que les résultats scolaires eux-mêmes stagnent au Gabon depuis vingt ans ? Voyez-vous les matitis dans lesquels logent la plupart des Gabonais, dont près de 85% vivent aujourd’hui en zone urbaine, ce qui, justement, représente, hélas, un exode rural massif et effréné qui compromet non seulement l’agriculture qui nous mènerait à l’autosuffisance alimentaire, mais aussi des traditions villageoises sans lesquelles ne peuvent exister nos cultures ?

Et vous osez parler de progrès dans la bonne gouvernance et la démocratie alors même que le rapport 2007 de l’Institut de la Banque mondiale a montré qu’au Gabon ni la bonne gouvernance ni la démocratie n’existent. Et vos quarante ans de pouvoir qui, en 2012, deviendront quarante-cinq ans, qu’est-ce que vous en faites, Monsieur ? Y trouvez-vous la dignité à laquelle on s’attendrait d’un homme responsable, surtout quand on sait que vous êtes déjà candidat à votre propre succession pour un énième mandat qui vous fera passer 52 ans au pouvoir ? N’y voyez-vous pas un record d’indécence et d’animalité, Monsieur ?

Et vous osez resservir aux Gabonais les fêtes tournantes comme seul moyen de développer le pays, alors même que l’expérience passée a montré que les 25 milliards alloués à chaque province ont toujours fini dans vos propres poches et dans celles des parasites et malfrats politiques dont vous vous entourez, sans oublier le fait qu’un tel modèle condamne chaque province à attendre neuf longues années avant de voir passer l’illusion d’un développement qui n’arrive jamais à s’implanter ?

Et vous osez, Monsieur Bongo, dire dans votre discours que “le passage d’un chef d’Etat en visite chez nous, ne doit pas être une occasion pour dénigrer, désinformer, proférer des contre-vérités, écorner notre démocratie”, que “c’est le débat interne, loyal et direct qui fait avancer la démocratie”. Vous reprochez ainsi au BDP-Gabon Nouveau sa lettre ouverte au Président Sarkozy, lettre que vous considérez comme une trahison parce que votre “démocratie consensuelle et apaisée” ne peut souffrir d’opposants qui osent “critiquer sans avoir recours à des soutiens ou relais extérieurs”. Mais, dites-nous, Monsieur Bongo, où est la démocratie dont vous parlez? Vous passez votre temps à qualifier et colorer votre démocratie avec des adjectifs ronflants comme “apaisée”, “conviviale”, et “consensuelle”, mais savez-vous que la démocratie ne se qualifie pas, ne s’apaise pas et ne peut souffrir de consensus’ Soit on la vit dans toute son ampleur, avec une oppoistion libre et forte, soit on ne la vit pas et on devient une dictature. La vôtre, c’est-à-dire, cette démocratie apaisée à coups de milliards, est une vraie fraude et une vraie arnaque. Vous trouverez toujours le BDP-Gabon Nouveau sur votre chemin tant qu’au Gabon vous continuerez à meurtrir le droit des Gabonais à la démocratie pure et simple.

 Non, Monsieur Bongo. C’est une arnaque que de toujours vous réveiller comme par miracle à chaque discours de 17 août ou de nouvel an pour promettre, ad vitam aeternam, des choses que vous n’avez jamais eu la compétence de réaliser.

C’est, enfin, Monsieur, une vaine arnaque que d’essayer de vous dégager de votre responsabilité en accusant d’incompétence votre entourage. Ne savez-vous pas la maxime, Monsieur Bongo ? A chef incompétent, entourage incompétent. Votre entourage est incompétent parce que vous l’êtes. Votre entourage est corrompu parce que vous êtes vous-même corrompu et corrupteur. Votre entourage vole parce que vous êtes, vous-même, détourneur en chef. Votre entourage, Monsieur, est exactement ce que vous êtes, et ensemble, vous constituez un groupe de malfrats qui n’a ni sens de la moralité publique ni conscience de cette moralité. Vous êtes, votre entourage et vous, Monsieur, des animaux.

Voilà pourquoi, chers compatriotes, il faut toujours se méfier des présidents et des régimes autoproclamés qui font le bilan de leurs actions économiques en termes vagues. Dans ses discours écrits par les ânes perdus de son régime, Omar Bongo ne donne jamais de chiffres ni de pourcentages quand il parle de ses réalisations, et on sait pourquoi : il n’y a aucune réalisation à montrer. Les réalisations d’Omar Bongo, ce sont les immeubles ou les routes que les Chinois ou les Canadiens viennent désormais chaque année construire chez nous à notre place. Les réalisations d’Omar Bongo, c’est ce vide généralisé en matière d’accomplissements qui fait que le Gabon soit désormais un pays de misères et de pauvretés chroniques à cause d’un malfrat dictateur qui s’est donné pour tâche d’emmener notre pays avec lui dans la tombe.

Et cela, nous ne devons plus l’accepter, chers compatriotes. Il est grand temps que le peuple gabonais prenne ses responsabilités devant l’histoire en se défaisant, par tous les moyens possibles, de l’infâme régime d’Omar Bongo.

J’appelle donc dès aujourd’hui les Gabonais à un sursaut patriotique pour mettre fin à la racaille bongoïste qui meurtrit et prend en otage le Gabon depuis 40 ans. Omar Bongo est un monstre dont la cruauté et l’inhumanité envers son peuple ne sont plus à démontrer. Sa seule présence continuelle au pouvoir est un désastre pour le pays non seulement en termes de progrès économique et de droits humains, mais également en termes de vies humaines cruellement perdues et paupérisées par la faute d’un seul homme.

Voilà pourquoi, chers compatriotes, Bongo Doit Partir, pour que vive la Patrie dans le contexte d’un Gabon nouveau.

Vive le Gabon. Vive la nouvelle république !

Montclair, New Jersey (USA), le 17 août 2007

Dr. Daniel Mengara
Président, BDP-Gabon Nouveau

P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey, 07052, USA
Tel: 973-447-9763 / 973-655-5143
Fax: 973-447-9763 / 973-655-7909
Site: https://www.bdpgabon.org

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Le BDP-Gabon Nouveau (“Bongo Doit Partir, pour la Construction d’un Gabon Nouveau”) est un mouvement politique gabonais de libération nationale en exil dont le siège se trouve dans le New Jersey aux Etats-Unis. Le BDP-Gabon Nouveau (

https://www.bdpgabon.org) recherche la suppression du régime Bongo et le départ d’Omar Bongo du pouvoir par tous les moyens possibles. Le Mamba (https://www.lemamba.org) en est la branche armée

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