Gabon: Art / Cinéma: Manouchka Kelly Labouba première femme gabonaise à s’investir dans la réalisation d’un film de fiction

Au cours d’une interview exclusive accordée vendredi à GABONEWS au Centre Culturel Français, la jeune étoile montante du cinéma gabonais âgée de 24 ans, master en études cinématographiques et audiovisuelles à l’Université de Michel de Montaigne Bordeaux 3 en France, et des stages de perfectionnement aux Etats-Unis, a déclaré s’être investi dans la réalisation d’un court métrage intitulé « Le Divorce », fait pour être visionné en salle, et dans les festivals, dont la production est assurée par le ministère français des affaires étrangères, le centre national de la cinématographie du Gabon (CENACI), et SLOGF Pictures, dans le but de démontrer aux futurs producteurs africains, voire du monde, son savoir faire.
Selon Manouchka Labouba, le fait qu’elle soit la première femme gabonaise à réaliser un film de fiction l’émeut beaucoup, car elle rentre dans le paysage cinématographique gabonais, suffisamment balisé par des figures emblématiques comme Philippe Mory, Charles Mensah, Henry Joseph Koumba Bididi. Au demeurant, elle s’est intéressée dès 12 ans au cinéma. « C’est parti d’un déclic ressenti au moment ou je suivais « Philadelphia », un film de Jonathan Demme qui m’a transformé foncièrement du fait des sujets pointus et édifiants qu’il traitait a une période ou tout est tabou » a-t-elle confié.

Le court métrage dont elle est la réalisatrice s’inspire, d’une part de son séjour à l’occident, mais surtout de la société traditionnelle notamment gabonaise. C’est ce qui témoigne de la symbolique du mariage coutumier de « Magloire » et de « Florence », acteurs principaux du film. Le directeur du CENACI, Charles Mensah, qui après avoir séjourné dans son scénarii en gestation, invite la jeune cinéaste à poursuivre dans le tournage de son court métrage en vue de lui donner une forme professionnelle.

Pour la jeune cinéaste, « le divorce » est la rencontre entre la tradition et la modernité. C’est une invite au brassage culturel, car pour Manouchka, c’est comme ça qu’elle perçoit l’image de la nouvelle Afrique. De plus, elle avoue que son équipe n’était faite que des professionnels, car l’équipe du CENACI l’a assistée avec tact, on peut voir des acteurs comme Serge Abessolo incarnant le rôle principal.

La visibilité et la réception par un large public de sa 1ère réalisation ; la réalisation d’un autre film : « Le malheur » ; la participation au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Festival de Carthage en Tunisie et enfin, le Festival international de court métrage de Clermont-Ferrand tout en espérant hisser le drapeau gabonais à la plus haute des marches, constituent le parterre de chalenge auxquels la jeune cinéaste entend faire face.

Exprimez-vous!

  1. Bonjour moi je voudrais juste félicité Mlle LABOUBA pour son talent cependant j’aimerais aussi dire qu’il y a des jeunes talents en herbe qui aimeraient eux aussi se faire connaître bye

  2. Bonjour. Juste une précision, Mademoiselle Labouba est jeune et talentueuse mais n’est pas la première à s’investir dans la fiction. Avant elle il y a Arlette Gombomoye, Karine Yèno Anongwi et Nadine Otsobogho. C’est bien que le mouvement s’étende. Ce serait bien de le ressortir. Ciao.

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