17 août 2008: Allocution d’Omar Bongo à l’occasion de la 48è fête de l’Indépendance du Gabon

Omar Bongo: 41 ans de dictature
Omar Bongo: 41 ans de dictature

Gabonaises, Gabonais, mes chers compatriotes,

Au moment où notre pays va souffler sur la quarante huitième bougie de son existence internationale, je viens à nouveau vers vous pour parler de nous, pour parler de ce que nous avons en partage, de ce qui nous est le plus cher, la terre du Gabon.

Il y a quelques mois, en décembre 2007, je me suis adressé à vous sans fard et du plus profond de mon cœur.

Ce discours de décembre a soulevé de grands espoirs chez bon nombre d’entre vous. Aujourd’hui, au regard des évolutions constatées, je ne retire rien de ce que j’ai dit dans ce texte. Celui-ci, en effet, doit plus que jamais rester le guide de notre action quotidienne.

Le premier ministre m’a proposé un Gouvernement de mission. Je l’ai accepté. A la fin de l’année, je ferai un bilan d’étape et, des renseignements recueillis, je tirerai toutes les leçons. Entre temps le train de la réforme est en marche. Et, même si le rythme nous semble lent, gardez à l’esprit cette note de notre richesse traditionnelle : « le piment mûri en son temps ».

L’important, dans le contexte actuel, est que chaque institution, chaque administration, chaque citoyen, fournisse les efforts attendus pour avancer. Il faut que, inspiré le patriotisme, chacun de vous soit doté d’assez de volonté et d’énergie pour traduire en action, à chaque instant, tout ce qui est utile et nécessaire à notre pays.

Mes chers compatriotes,
Depuis le 17 août 2007, notre pays a continué sa marche déterminée vers l’horizon que nous nous sommes fixés : le renforcement de l’Unité nationale et de l’Etat de droit, la réalisation d’une plus grande justice sociale et le développement économique.

Toute ma volonté est résolument tendue vers cet objectif. Et tous les évènements de la vie de notre pays doivent y concourir.
Ainsi, le récent temps fort que furent les élections locales a contribué au renforcement de notre démocratie. Ces élections locales ont offert aux gabonais, une occasion supplémentaire de s’exprimer en choisissant ceux des leurs, capables selon eux, d’engager le chantier de la gouvernance de proximité et du développement local, grâce à la décentralisation.

Mes chers compatriotes,
Depuis quelques mois, le monde entier se débat dans une crise multiforme dont la principale manifestation est le renchérissement continu du coût de la vie et, surtout, la hausse du prix des denrées alimentaires.
Bien qu’il s’agisse d’une crise internationale, j’ai, en son temps, donné au Gouvernement, des instructions pour que toutes les mesures soient prises afin de rendre le moins lourd possible, le fardeau de cette crise aux gabonais.
C’est, entres autres, dans ce cadre que j’ai renouvelé le soutien de l’Etat aux plus faibles d’entre nous, par la prise en charge des consommations d’eau et d’électricité. D’autres mesures on été prises. D’autres devront suivre.

Malgré cette conjoncture internationale troublée, nous devons plus que jamais travailler. Travailler dans tous les domaines, mais travailler particulièrement à l’amélioration de notre système socio-économique. Cela en vue de bannir à jamais toutes les tares qui freinent la marche vers la concorde et la félicité promises dans notre hymne national.
C’est le lieu, à nouveau et encore, d’appeler au sursaut individuel et collectif, pour le changement des mentalités. La route est longue, et le chemin sera souvent ardu, mais en aucun moment nous ne devrons baisser les bras, car exaltante est la tâche. Et c’est de notre terre, celle-là d’où nous vient la vie, notre pays, qu’il s’agit.

Voyez-vous, en 48 ans, grâce à l’héritage du père fondateur et à notre travail quotidien collectif, nous avons pu engranger, quoi qu’on dise, de nombreux acquis dont la paix, la stabilité et la cohésion nationale ne sont pas des moindres.
En regardant autour de nous et de par le vaste monde, il s’avère qu’il s’agit d’acquis précieux, sans prix, et qu’il faudrait absolument conserver. C’est une tâche impérieuse pour chacun d’entre nous. En hommage à ceux qui nous ont laissé ce pays. En devoir pour nos enfants à qui nous le lèguerons à notre tour.
Personne, Mes chers compatriotes, n’a le droit de jouer avec ce qui nous est le plus précieux : le model gabonais de paix grâce au dialogue permanent, à la concertation et à la participation. Et cela, quoi qu’il advienne. Garant des institutions, premier responsable de notre vécu commun, j’y veillerai particulièrement et vous invite, tous et chacun, à la vigilance et au patriotisme.

Et puisque le 17 août est avant tout une fête, la fête de la prise en main de notre destin, alors conscient de notre responsabilité devant l’histoire, vivons cet évènement dans la joie, avec patriotisme ferveur et espoir.

Vive la République
Vive le Gabon !

Exprimez-vous!

  1. Jean de Dieu, Merci pour ton conseil aviser. Mais, mon frère, ce dont je suis sûr, c’est que ces enfants ce mordront les doigts lorsque, après la mort du roi tyran, ils viendront prendre possession des biens mal acquis, accumuler en France par le nègre doyen. Bokassa c’est mordu les doigts et a végété dans la misère durant son exil en France. Duvalier fils vie aujourd’hui de la mendicité auprès de la communauté haïtienne de France. Les « biens » de Mobutu ont purement et simplement été spoliés. Mais comme spécifie l’article 1 du Code noir des français : « Le Nègre est un meuble ».

  2. Attention, Bongo va te mordre et te couper le doigt, Bemba. Ne lui pointe jamais du doigt car lui c’est un mordeur et un coupeur de doigts qui ne pardonne pas ce genre d’acte, ah ah ah

  3. Oui ! Jean de Dieu, Bongo est un imbécile, mais s’il n’était pas un triple imbécile, penses tu mon frère qu’il serait au pouvoir, et surtout aussi longtemps (41 ans) ? Bongo est un babouin que les français ont habiller en costume 3 pièces pour éterniser le pillage des richesses du Gabon. Et Bongo est fier, il est fier de prendre part au rapine qui saccage « son » pays. Voilà mon frère pourquoi la traite négrière a durée aussi longtemps (350 ans pour la traite occidentale, et 1300 ans pour la traite arabe). Voilà pourquoi autant de noirs ont été déportés à travers les siècles et à travers les continents.

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