Les pays d’Afrique centrale sont réunis à Douala, au Cameroun, depuis le 15 octobre pour un atelier sous-régional de prévention contre la grippe aviaire suite à la détection de plusieurs foyers d’infection sur le continent. Placée sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ces assises visent à coordonner les dispositifs nationaux de prévention et de lutte contre cette pandémie par la mise en place d’une stratégie sous-régionale commune à tous les niveaux, de l’élevage à la commercialisation, afin de juguler la contamination des volailles dans les pays membres.L’Etat d’urgence a été décrété dans la sous-région d’Afrique centrale suite à la découverte de plusieurs foyers d’infection de la grippe aviaire en Egypte, au Togo ou au Nigéria. Les pays membre de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale sont réunis depuis le 15 octobre dans la capitale économique camerounaise de Douala pour préparer un plan de prévention contre cette épidémie.

Les participants seront amenés pendant trois jours à échanger leurs expériences respectives afin d’identifier les moyens de renforcer les capacités des dispositifs nationaux et de mettre en place des mécanismes de riposte rapides et coordonnés en cas de contamination.
Les moyens de prévention de l’infection à l’Influencza aviaire hautement pathogène (IAHP) seront également abordés afin de faire prendre conscience de l’importance de la dimension transfrontalière de lutte.

Le représentant de la FAO à ces assises, le sénégalais Cheikh Sadibou Fall, a annoncé que l’organisation onusienne avait engagé des mécanismes d’alerte suite «à la résurgence de la grippe aviaire dans le continent africain», notamment en Afrique du Nord avec l’Egypte pour principal foyer, et en Afrique de l’Ouest, notamment au Togo.

Monsieur Fall a expliqué que l’Afrique centrale n’était pas épargnée par la maladie puisque que la plupart des pays de la sous-région reçoivent des oiseaux migrateurs susceptibles de porter le virus Hn5.

Au regard de la proximité des foyers d’infection, la FAO a soutenu qu’il était temps pour que «les pays de la CEMAC se mobilisent contre grippe aviaire et prennent des mesures appropriées pour éviter toute surprise».

Il a notamment été préconisé aux pays membres de tester des plans nationaux pour s’assurer de la pertinence des procédures d’intervention et de la coordination, afin de pouvoir prendre des mesures communautaires à l’apparition du premier cas de grippe aviaire dans l’un des pays de la région.

“Une souche de la grippe aviaire hautement pathogène, inconnue auparavant en Afrique, vient d’être décelée pour la première fois au Nigeria, où deux nouveaux cas de grippe aviaire ont été récemment signalés dans les Etats de Katsina et Kano”, annonçait le 12 août dernier le siège de la FAO à Rome.

Au Gabon, l’ex-ministre de l’Agriculture, Faustin Boukoubi, avait signé le 24 juillet dernier avec le coordonnateur sous régional de la FAO un accord pour la mise en place d’un ensemble de mesures de prévention, de détection et de circonscription de la grippe aviaire au Gabon.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here