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Gabon: Crise sociale : le malaise se propage

Lancé dès le 6 octobre dernier, jour de la rentrée des classes, le mouvement de grève des enseignants réunis au sein de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) s’est amplifié avec, ces derniers jours, un effet de contagion aux autres secteurs. Le malaise social est désormais ambiant. Après moult et houleuses tractions avec le gouvernement qui en faisait un préalable « afin de négocier dans la sérénité », Les enseignants avaient décidé, le 19 novembre, de suspendre provisoirement leur mouvement pour une durée de trois semaines. Un sursis qui est arrivé à expiration lundi avec la reprise de la grève.

La CONASYSED avait estimé insuffisantes, donc insatisfaisantes, les concessions faites par l’exécutif.

Les élèves, solidaires à leurs enseignants, ont alors envahi les différentes artères de la capitale comme celles de l’intérieur du pays pour dire « non à l’année blanche » et réclamer leur droit à l’éducation. Sans doute, pour éviter des débordements, le gouvernement a décidé de la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, des établissements scolaires invitant ainsi les parents à garder leurs enfants à la maison.

Outre la prime incitative sur laquelle ils n’arrivent pas à s’accorder avec le gouvernement, les syndiqués de la CONASYSED réclament l’augmentation des primes de transport, de logement et l’harmonisation des salaires des enseignants recrutés avant et après 1991.

Lesquelles revendications sont également contenues dans les cahiers de charges déposés sur la table du gouvernement par le syndicat national du personnel de la santé, de l’Union syndicale de l’administration publique, et d’autres coalitions syndicales qui viennent de se constituer. Si ces derniers n’ont lancé que des préavis de grève, les agents de la fonction publique ont emboîté le pas aux enseignants, exigeant même une prime de risque.

Les militaires retraités qui revendiquent, pour leur part, le paiement « des services rendus à la nation » sont également montés au front en début de semaine en barricadant les voies donnant accès au camp Ntchoréré, dans le quatrième arrondissement de Libreville.

La grogne s’amplifie sur fond de demande d’augmentation du pouvoir d’achat. Depuis 1990 le pays n’avait plus connu pareille atmosphère.

De son côté, le gouvernement tente, autant que faire ce peu, de juguler la ou les crises mais sans véritablement y parvenir les grévistes exigeant « la satisfaction totale » leurs revendications. A ce titre, le Conseil des ministres de ce jeudi est très attendu à l’image de la conférence de presse du président de la république annoncée pour le lundi 22 décembre 2008.

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