Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de reconnaître que rien de bon ne peut plus se passer au Gabon tant qu’Omar Bongo et son régime sont au pouvoir. Il ne s’agit plus non plus de se contenter de se plaindre à longueur de journée tout en continuant à subir passivement la dictature pendant les trois ans qui nous séparent encore de 2012. Il s’agit encore moins de laisser les incompétents prolonger le règne du mal en instaurant au Gabon une monarchie présidentielle ou une présidence héréditaire.

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Etats Généraux de la Réforme au Gabon :
Une Constitution nouvelle pour la Renaissance

Du 30 au 31 mai 2009
HOTEL SOFITEL BRUXELLES EUROPE
1 Place Jourdan, B – 1040 Bruxelles

Appel aux Patriotes

Gabonais, Gabonaises et amis du Gabon,

Au cœur même de l’Europe, la parole vous est enfin donnée les 30 et 31 mai 2009 à Bruxelles.

La parole est à vous parce qu’il s’agit d’un tournant décisif de l’histoire du Gabon. C’est à Bruxelles qu’ensemble nous redessinerons le Gabon de demain, qu’ensemble nous réécrirons l’histoire de notre pays, et qu’ensemble nous promulguerons la Constitution libératrice qui, grâce à vous, naîtra des souffrances et du sang des innocents sous le régime quadragénaire d’Omar Bongo.

La promulgation des textes constitutifs de l’Etat gabonais à Bruxelles est symbolique car nous serons au cœur de l’Union Européenne et donc loin de toute intimidation et de toute partialité. C’est depuis ce point neutre que la CGRSN émettra son message de révolution en promulguant les nouvelles bases institutionnelles qui devront à jamais être inculquées dans l’esprit des citoyens de notre pays.

La CGRSN avait en effet entériné son statut les 20, 21, 22 février 2009 à Paris. Cette structure a été créée au sein de la diaspora gabonaise pour fédérer toutes les bonnes volontés et toutes les énergies qui, dispersées dans le reste du monde et celles existantes au Gabon, sont convaincues que le salut du Gabon passe avant tout par une remise en cause directe des institutions de l’Etat et de leur usage par ceux qui en ont la charge.

Ainsi cette structure qui inscrit son engagement dans les valeurs fondamentales d’une démocratie, se situe au dessus de toute considération sectaire, raciale, ethnique ou tribaliste. Comme vous l’avez constaté, le Gabon est l’un des rares pays qui se prétend démocratique, mais où la Constitution est en permanence adaptée et réadaptée au gré des humeurs et des lubies de son garant exécutif actuel. Et comme si cela ne suffisait pas, et au mépris des préoccupations des Gabonais, Omar Bongo Ondimba laisse transparaître une énième falsification de cet outil noble de l’Etat pour perpétuer la maltraitance du peuple gabonais par son fils Alain Bongo Ondimba. La CGRSN a donc été clairvoyante en anticipant le débat et la réflexion sur l’un des fondements de l’Etat de droit, la Constitution gabonaise.

Elle, la CGRSN, avec le concours des bonnes volontés et des énergies vives du Gabon, diasporiques et ou locales, planchent depuis près de deux mois pour promulguer et vous présenter les textes fondamentaux qui détermineront l’avenir de ce pays dans les délais les plus rapides possibles afin de désamorcer le plan pervers et fatal des Ondimba contre le Gabon de nos ancêtres, de nos enfants et petits-enfants. La CGRSN vous convie donc, vous gabonais épris de paix et de dignité pour ce pays, à Bruxelles.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de reconnaître que rien de bon ne peut plus se passer au Gabon tant qu’Omar Bongo et son régime sont au pouvoir. Il ne s’agit plus non plus de se contenter de se plaindre à longueur de journée tout en continuant à subir passivement la dictature pendant les trois ans qui nous séparent encore de 2012. Il s’agit encore moins de laisser les incompétents prolonger le règne du mal en instaurant au Gabon une monarchie présidentielle ou une présidence héréditaire.

Non. Il s’agit de tout simplement dire : Trop c’est trop, nous refusons.

– Refuser la dictature et venir à bout du despotisme au Gabon, c’est aussi simple que de se dire : « Je m’en vais à Bruxelles bénir les travaux en posant ma main sur la nouvelle Constitution du Gabon nouveau que je souhaite depuis 42 ans ».

– Refuser la mort du Gabon et venir à bout de la mafia d’état qui y sévit, c’est aussi simple que de se dire : « Je m’en vais à Bruxelles, sans peur, pour poser, avec les amis du Gabon et les compatriotes gabonais de tous bords politiques, les bases neutres du seul Gabon qui importe désormais car bénéfique pour tous : le Gabon de l’état de droit ».

– Refuser qu’Omar Bongo ne meure au pouvoir, et surtout, ne fasse 52 ans d’années désastreuses au pouvoir s’il se représente en 2012, avec en plus la possibilité de léguer le pouvoir à son fils pour 30 années supplémentaires de famille Bongo Ondimba, c’est aussi simple que de se dire : « Je m’en vais à Bruxelles pour dire, jamais plus de Bongo Ondimba au pouvoir au Gabon sans passer par une réforme constitutionnelle et sans la prise en mains totale des élections au Gabon par l’ONU ».

A Bruxelles, prenez rendez-vous avec l’histoire de votre pays. Ne la subissez plus : soyez-en Acteurs.

A ceux que la peur immobilise encore, nous disons :

Réviser la Constitution du Gabon à Bruxelles pour en faire le véhicule d’une démocratie et d’un état de droit véritables, c’est l’acte le plus neutre et le plus noble qu’un citoyen gabonais puisse accomplir. Faites votre part, même si vous êtes du régime Bongo. Ce n’est pas Bongo ni sa famille que vous devez servir, mais le Gabon.

Réviser la Constitution du Gabon à Bruxelles, ce n’est pas un acte contre Bongo, c’est un acte neutre pour le Gabon d’aujourd’hui et de demain. Faites votre part, même si vous êtes étudiant boursier effrayé de perdre votre bourse ou travailleur effrayé de perdre son travail. Ce n’est pas contre Bongo que vous participez, mais pour votre pays.

Réviser la Constitution du Gabon à Bruxelles, ce n’est pas un acte pour le BDP-Gabon Nouveau, pour la Coalition ou pour l’opposition, c’est un acte neutre pour le Gabon en vue de la construction d’un Gabon nouveau.

Aller à Bruxelles et participer à la promulgation de la nouvelle constitution du Gabon, c’est un acte neutre pour le Gabon de demain, le Gabon des hôpitaux modernes et des écoles modernes, le Gabon des routes goudronnées et du développement économique. Le Gabon de l’eau, de l’électricité et du logement pour tous. Le Gabon de l’emploi et des opportunités pour tous. Le Gabon de la justice, de l’état de droit et des valeurs. C’est un acte neutre qui dit : « Le Gabon est à nous tous, que nous soyons du régime Bongo ou de l’opposition, de la société civile ou de la société politique : faisons en sorte qu’il ne soit plus le Gabon d’un seul clan, le Gabon d’une seule famille, le Gabon de l’arbitraire et de la mafia, le Gabon de la précarité et de la vie chère, le Gabon des dirigeants hors la loi qui détournent, volent, violent en toute impunité, au détriment du plus grand nombre ».

D’où que vous fûtes, quelle que soit votre obédience révolue, quelles que soient vos appréhensions, sachez que tout dirigeant qui persiste au pouvoir malgré son incompétence est un dirigeant qui n’a d’existence que sa chair, son esprit est sans projection pour sa progéniture. Il n’a donc aucune considération de la vie des autres. Rappelez-vous qu’Omar Bongo aura vécu 42 ans au pouvoir en vous maltraitant, vous et vos parents, vous et vos enfants, et il veut continuer à le faire en transmettant le fanion à son fils bien imprégné qui n’aura non plus aucun état d’âme pour vos enfants et petits enfants dont ils ont déjà bien hypothéquée la vie avant leur arrivée au monde.

Vous ne pouvez pas garder votre réflexion et tenir votre intelligence en retrait. Ainsi, réfléchir et débattre sur les fondements de l’état de droit de votre pays le Gabon doit vous concerner au plus profond de vous même et dans votre lien patriotique. C’est un acte auquel vous devriez contribuer sous le registre des devoirs du citoyen au même titre que le citoyen revendique ses droits. Promulguer le cadre institutionnel de votre terre naturelle alors qu’un régime dictatorial y règne sans condition est un tournant qui enregistrera la Renaissance de votre pays.

Bruxelles se veut donc un grand moment dans l’histoire de notre pays. On ne pourra prétendre à rien qui vaille dans cette région de l’Afrique tant que nous ne nous prendrons pas directement au fond de la question et donc du vrai problème : Omar Bongo Ondimba et son système sans issue pour le Gabon si ce n’est la honte et la mort du Gabon et ses citoyens comme l’expriment tous les indicateurs socio-économiques depuis 42 ans.

La Naissance de la CGRSN entend être la Naissance de l’Etat de droit au Gabon, donc la renaissance de notre peuple. Et de la naissance de l’Etat de droit, le peuple gabonais jouira de la Renaissance de son pays. De Paris à Bruxelles, et de Bruxelles au Gabon dans les prochaines échéances, le chemin n’est pas si long, c’est une question de volonté.

Réunissons donc nos énergies pour que cette Naissance prenne vie et que la lumière jaillisse une fois pour toute sous l’équateur de notre Gabon.

Fait à Bruxelles, le 20 avril 2009

Le Directoire,
Coalition Gabonaise du Refus et de Salut National
https://www.coalitiondurefus.org

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