Le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a totalisé cette année 35 ans de présence active au Gabon, marquée par des interventions dans les secteurs économiques, sociaux et le renforcement institutionnel, même si des problèmes de gestion n’auraient pas permis d’atteindre l’ensemble des objectifs attendus.

Le début des activités de la BAD dans ce petit pays pétrolier du golfe de Guinée peuplé de 1,5 million d’habitants remonte à 1974.

Selon les statistiques de cette célèbre et prestigieuse institution financière africaine, jusqu’en 2007, la BAD a financé au Gabon près d’une quarantaine d’opérations (précisément 36) dont 29 projets, trois programmes d’ajustement structurel, une aide d’urgence et trois études.

Dans les années 70, la BAD a été l’une des premières institutions financières à répondre promptement au programme de diversification de l’économie gabonaise mis en place par le gouvernement dans la perspective de l’après pétrole.

En dépit du fort potentiel du pays en ressources forestières, environnementales, halieutiques et minières, l’économie gabonaise reste fortement tributaire du pétrole qui génère environ 51 % du Produit intérieur brut (PIB), 63 % des recettes budgétaires et 82 % des recettes d’exportation.

Avec le programme de diversification de l’économie, le gouvernement entend sortir de la fragilité du cadre macroéconomique en raison de la forte dépendance de l’économie du seul secteur pétrolier.

Dans cette perspective, la BAD a apporté financé la création d’unités agroindustrielles telles que Agrogabon (production d’huile de palme, de savons et autres produits) et Hévégab (exploitation industrielle des plantations d’hévéa).

Les financements de la BAD ont également été orientés dans l’élevage et la pêche. « Nous sommes assez modestes sur les résultats obtenus », a indiqué à APA une source proche du bureau régional de la BAD à Libreville.

La privatisation d’Agrogabon, racheté par le groupe belge SIAT, donne actuellement des résultats satisfaisants, a cependant noté un responsable de la BAD à Libreville, ajoutant que « l’entreprise est devenue très performante, preuve que les fonds investis dans l’agro-industrie n’ont pas été inutiles car ils favorisent la transformation des produits locaux ».

La BAD a su adapter ses financements au contexte économique du pays. Avec l’adoption par le gouvernement gabonais en janvier 2006 du Document stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP), l’institution a orienté son aide dans le cadre de la réduction de la pauvreté.

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