C’est ce qu’affirme l’avocat d’une des associations qui a porté plainte devant la justice française sur les biens acquis en France par trois chefs d’Etats africains, dont Omar Bongo. "La disparition du président Bongo ne change rien aux poursuites en cours dans l’affaire des biens mal acquis”, a indiqué, lundi 8 juin, à l’AFP l’avocat Me William Bourdon, en rappelant que “plusieurs membres de sa famille” sont également visés par une plainte devant la justice française.
“Une enquête de police a montré que les détournements de fonds dénoncés par Tranparence Internationale France sont imputables à une entreprise familiale”, explique l’avocat de l’association anti-corruption.
“Les opérations de succession sur les biens mal acquis ne peuvent être aujourd’hui que très compliqués et la disposition des biens d’Omar Bongo (distribution des biens à ses héritiers) ne peut, à mon sens, qu’être suspendue de fait, compte-tenu de la procédure en cours”, a-t-il ajouté.
La cour d’appel de Paris a été saisie le 7 mai par le parquet de Paris qui s’oppose à une ordonnance de la doyenne des juges d’instruction autorisant l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les biens acquis en France par trois chefs d’Etats africains, dont Omar Bongo, et certains membres de leur famille.
La date d’audience n’a pas encore été fixée.

“Très important patrimoine”


La doyenne des juges a jugé recevable la plainte avec constitution de partie civile de l’association Transparence international France.
Cette plainte, déposée le 2 décembre, vise “les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par Denis Sassou Nguesso (Congo), Omar Bongo Ondimba (Gabon) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) ainsi que des membres de leur entourage”, selon l’ONG.
Elle concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités.
(Nouvelobs.com avec AFP)

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