Comme les autres signataires de l’accord de cogestion de la mairie de Port-Gentil, l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition) vient de dénoncer le non respect de dispositions contenues dans ce protocole par l’édile de la ville, André Jules Ndjambé. Cette démarche qui intervient quelques jours après celle de l’Alliance nationale des bâtisseurs (ANB, opposition), pourrait bien signer la fin du «règne» d’André Jules Ndjambé à la tête l’Hôtel de ville de la capitale économique.
17 mois après sa signature, le protocole d’accord de cogestion de la mairie de Port-Gentil est plus que jamais au bord de l’éclatement. L’Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou, vient de transmettre un mémorandum au Parti démocratique gabonais (PDG), dans lequel il dénonce le non respect des dispositions contenues dans ce protocole d’accord par «son» maire André Jules Ndjambé.

Rappelant que «le protocole s’attache à respecter les principes démocratiques et du suffrage universel, à instaurer un climat d’entente et de sérénité dans les relations politiques à Port-Gentil et à garantir la libre expression de la diversité des populations», l’UPG fustige notamment la titularisation sélective aux emplois en faveur des militants du PDG, la construction des édifices sans en référer au Conseil municipal ou encore l’utilisation du patrimoine de la mairie à des fins personnels.

«Malgré les incessants rappels pour la concertation dans la gestion de la commune de Port-Gentil, et le respect du programme commun arrêté d’accord parties, le maire André Jules Ndjambé en dispose à sa guise, sans réaction du PDG», martèle l’UPG.

Selon certaines sources, le PDG aurait prévu des concertations avec les autres signataires de ce protocole d’accord pour statuer sur le sort d’André Jules Ndjambé. Avec le retrait de l’UPG cumulé à celui de l’Alliance nationale des bâtisseurs (ANB) de Séraphin Ndaot, le parti au pouvoir pourrait bien céder à la pression des principaux acteurs du Conseil municipal de Port-Gentil.

En effet, les conseillers de l’UPG et ceux de l’ANB, qui occupent 40 des 63 sièges du Conseil municipal, avaient déjà décidé le 7 décembre dernier de boycotter les travaux préparatoires du prochain conseil municipal pour contester le maire actuel. 5 jours plus tard, ils étaient passés à l’action en boycottant le budget la mairie, fixé à plus de 9 milliards de francs CFA.

L’accord de cogestion de commune de Port-Gentil avait été conclu le 22 mai 2009 entre l’UPG, l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, opposition), l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE) de l’ancien vice-président Didjob Divungi Di Ndingue, et l’indépendant Tchango, à Libreville, autour du président Omar Bongo Ondimba.

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