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Gabon : La lanterne tunisienne pour l’émergence des PME locales

Le secrétaire d’Etat tunisien chargé du Commerce extérieur, Chokri Mamoghli, a été reçu ce 18 février par le directeur de cabinet du ministre des Petites et moyennes entreprises (PME), Rolland Mamboundou, pour poser les bases d’un partenariat en faveur du développement des PME locales. La belle croissance économique tunisienne essentiellement basée sur l’essor de ses PME doit notamment permettre aux autorités gabonaises d’élaborer un cadre législatif et fiscal attractif pour les créateurs d’entreprises.

Les autorités gabonaises cherchent encore à dégripper les processus de création et de soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME) locales. A la recherche de nouveaux partenaires pour graisser le cadre législatif et fiscal, le ministère gabonais des PME a reçu ce 18 février la visite du secrétaire d’Etat tunisien au Commerce extérieur, Chokri Mamoghli.

«L’émergence de l’économie tunisienne est basée essentiellement sur les petites et moyennes entreprises. (…) Ce sont des PME qui appartiennent toutes au secteur privé et qui sont très dynamiques, très réactives, qui se déplacent à l’étranger. Leur dynamisme a fait en sorte que l’économie tunisienne croisse chaque année de 15% depuis une quinzaine d’année», a expliqué Chokri Mamoghli. Un essor économique qui a récemment permis au président Ben Ali de planifier l’entrée de la Tunisie à l’OCDE à l’horizon 2016.

«De nombreuses entreprises basées dans d’autres pays sont en train de s’installer en Tunisie. (…) Elles sont attirées par le pays parce qu’il y a énormément d’incitations fiscales, la qualité des infrastructures est bonne, la population est très éduquée, le pays est totalement ouvert sur l’étranger, on peut importer et exporter librement», a-t-il poursuivi, évoquant la possibilité d’un partenariat avec le Gabon pour y mettre en place les conditions d’un réel essor des PME et du tissu économique national.

Pour le directeur de cabinet du ministre, Rolland Mamboundou, il s’agit de s’enrichir «de leur expérience dans la formation, dans la création et dans la reprise d’entreprise».

«A cet effet, nous avons envisagé avec le ministre de nous rendre prochainement en Tunisie pour s’enquérir de leur expérience afin que nous puissions l’adapter aux réalités locales», a-t-il annoncé.

Au Gabon «il y a le problème des infrastructures, parce qu’imaginez vous qu’un entrepreneur se trouvant à l’intérieur du pays ne peut pas écouler sa production faute de réseau routier. (…) Il faudrait aussi dépoussiérer un certain nombre de textes et de réglementations», a poursuivi Rolland Mamboundou.

«Nous voulons simplifier toutes les règles de création d’entreprises, créer un guichet unique, et mettre en place une politique qui consisterait à réserver en priorité au moins 30% des parts de marché aux entreprises gabonaises. C’est la politique du Small Business Act, qui repose sur la préférence nationale», a conclu le directeur de cabinet, de retour d’une tournée internationale pour s’imprégner des cadres législatifs en matière de création d’entreprises.

Le 7e rapport annuel sur la facilité des affaires publié par la Banque Mondiale et la Société financière internationale le 9 septembre dernier annonçait le recul du Gabon à la 158e place mondiale sur 183.

Le rapport met notamment en exergue la complexité des procédures, la lenteur des délais et le coût de la création des entreprises au Gabon qui polluent l’environnement des affaires et fait fuir les investisseurs. Pire, au lieu de se simplifier, le processus de création d’entreprise s’est complexifié, avec 58 jours nécessaires pour créer une entreprise en 2009, contre 46 en 2008.

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