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Port-Gentil: faut-il dissoudre le Conseil municipal ?

L’intérêt partisan a pris le dessus sur l’intérêt généra, car l’institution municipale, faute de budget d’investissement, se trouve les mains liées et ne peut plus répondre aux nombreux besoins de ses administrés.

Faut-il alors continuer à payer des gens qui refusent de remplir les missions pour lesquelles ils avaient été élus. Ce serait, pour le gouvernement, toujours prompt à suspendre les salaires des fonctionnaires, faire montre de laxisme et deux poids deux mesures.
DEUX camps s’opposent désormais à l’Hôtel de ville : Le PDG et ses alliés que sont l’ADERE, l’UGDD et le Groupe Tchango. En face, l’ANB et l’UPG. Les premiers, minoritaires comptent 23 conseillers plus deux (deux conseillers de l’opposition municipale ont fait défection).

Les seconds en totalisent maintenant 38 au lieu de 40. Depuis la session budgétaire du conseil municipal du 11 décembre 2009, jusqu’à celui de lundi dernier, les deux parties jouent, comme qui dirait, au chat et à la souris, en refusant de se mettre d’accord pour doter à la capitale économique d’un budget d’investissement. Au grand dam des populations qui les ont élu et de la cité qui, plus qu’hier, aspire au développement.

Les 63 conseillers municipaux ont encore prouvé lundi leur incapacité à sauver l’essentiel : le développement de Port-Gentil et le bien-être de ses 150 mille habitants. Le budget est là, arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 9 149 273 641 francs CFA. Soit une hausse de 29% par rapport à l’exercice précédent. Il suffit de l’adopter. D’après le maire central, André Jules Ndjambé, il (le budget) devait permettre non seulement de parachever les chantiers entamés mais également d’en ouvrir d’autres pour l’essor de la ville.

Des initiatives en vue de sortir de la crise actuelle ont été prises. Pour ne citer que la tournée d’une délégation des élus locaux conduite par André Jules Ndjambé auprès des leaders des partis politiques impliqués dans ce qu’il convient maintenant d’appeler l’ancienne majorité de gestion.

Au lendemain du rejet du budget le 11 décembre 2009, le ministre de l’intérieur, Félicien Ndongou, au regard de la dégradation de la capitale économique et la précarité de ses habitants, a tendu la perche aux 63, non sans leur demander de privilégier l’intérêt du plus grand nombre au détriment des intérêts politiques. Persuadé de l’apport des collectivités locales aux côtés de l’Etat dans cette quête du le développement.

Peu avant les récentes assises, certaines personnalités ont pris le devant en essayant de dissuader les uns et les autres sur la nécessité de doter l’Hôtel de ville d’un budget d’investissement. Le ministre délégué, Jean Richard Sylong s’est particulièrement investi dans ce combat à travers plusieurs rencontres. Et à priori, on pourrait dire que le message est passé. Mais ceux qui sont décidés à faire « tomber » le bureau actuel ont contourné l’écueil en établissant, en prévision du vote du budget, des procurations à ceux qu’ils soupçonnaient d’être de connivence avec ce bureau. D’où le record des procurations (16 en tout) enregistrées lundi.

Les interventions des participants laissaient clairement entrevoir qu’on n’est pas près du bout de tunnel. On a vu que pendant deux heures certains élus se donner en spectacle désagréable dans des joutes oratoires qui n’apportaient rien, absolument rien aux débats, sinon ternir l’image de l’assemblée. Quelle immaturité politique !

La question qui taraude les esprits des contribuables aujourd’hui est : faut-il continuer à verser des salaires aux gens qui refusent de se mettre au service de ceux-là qui, à travers leurs bulletins de vote, les ont hissés là ? En tout cas, disons-le tout net, ce sera malhonnête de répondre par l’affirmative.

Sauf à vouloir naviguer à contre courant de la vision politique de l’Emergence prônée au sommet de l’Etat. Il serait inadmissible, incompréhensible, inacceptable voire intolérable de laisser la quinzaine de maires de la ville, les conseillers du maire central nommés sur la base des anciens accords percevoir leurs salaires. Auquel cas tout agent de l’Etat peut croiser les bras sans risque de perdre ses émoluments. A moins d’être partisan de l’injustice.

Le gouvernement doit tirer toutes les conséquences de la paralysie actuelle et prendre des mesures qui s’imposent.

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