Les hausses de températures observées depuis ce début du mois de mars, et qui perdureront jusqu’en avril prochain, à Libreville en particulier, et dans plusieurs capitales provinciales en général, seront les plus élevés depuis « 1957 », a indiqué l’inspecteur des services de météorologie du Gabon, Lambert Ella Seko, dans un article publié ce vendredi par nos confrères du quotidien « l’Union ».

Pour M. Ella Seko, la raison des accès de chaleur actuelle est à chercher du côté au réchauffement climatique, qui malgré l’étendue du couvert forestier national (85% de la superficie locale) n’épargne pas le Gabon.

Cette « variation de température», précise notre confrère, est ainsi à l’origine de « l’inversion du climat» et du prolongement de la période de sécheresse.

Alors que les experts annoncent des températures moyennes de 32,6°, l’on précise que les celles enregistrées dans les villes de Ndjolè, Lambaréné, Tchibanga et Mouila avoisinent déjà les 34°.

Cependant, comme le précise le bulletin d’information du Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale (RAPAC), les zones humides ont un impact positif sur le dessèchement né des changements climatiques.

En effet, les zones humides constituent d’importantes réserves de carbone. Cette propension au stockage équivaudrait, « selon la définition générale des zones humides par Ramsar, à 40 pour cent du carbone terrestre mondial ».

Sous l’impulsion du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, le Gabon devrait progressivement se doter d’un pôle de compétences en matière d’environnement.

Conformément à cette ambition gabonaise de préservation de l’environnement, le 24 février dernier, à la faveur de sa visite à Libreville le Président français, Nicolas Sarkozy, annonçait l’implantation prochaine au Gabon d’une station satellitaire qui devra suivre de l’évolution du couvert forestier dans la sous région.

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