Le Président du nouveau-né des formations politiques gabonaises – l’Union Nationale en l’occurrence – Zacharie Myboto, a mis à profit, samedi matin, au siège de son parti sis au quartier ‘’Ancienne Sobraga’’, la célébration de l’obtention du quitus du ministère de l’intérieur pour répliquer aux déclarations insistantes de Bruno Mbacky Nzagou, réclamant la paternité du parti politique cité supra, a constaté GABONEWS

Depuis bientôt des mois, Bruno Mbacky Nzagou multiplie ses sorties médiatiques pour réclamer la paternité de l’union Nationale dont le récépissé de reconnaissance a été délivré, le 20 avril dernier, par le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou, à Zacharie Myboto et Compagnie. En outre, Mbacky est allé jusqu’à ester en justice contre Zacharie Myboto et André Mba Obame, respectivement Président et Secrétaire Exécutif de l’Union Nationale, pour expropriation intellectuelle et usurpation de dénomination.

Alors que le procès était annoncé imminent pour départager les deux parties, voilà que deux faits majeurs ont chamboulé le cours des choses : la remise du quitus de reconnaissance à Zacharie Myboto par le ministère de l’Intérieur et le grave accident de la circulation, subi trois jours plus tard, par le plaignant, qui organisait la veille, une conférence de presse à la Chambre de Commerce de Libreville, pour dit-il, éclairer la lanterne de l’opinion publique nationale et internationale.

Deux jours après la survenue de cet accident, Zacharie Myboto, resté aphone, que dis-je, calme jusque-là, fera d’une pierre deux coups, c’est-à-dire profiter de la cérémonie dite de présentation du récépissé matérialisant la reconnaissance de plein droit de l’union Nationale pour rompre le silence face aux ‘’accusations gratuites’’ de Mbacky.

« Un sujet occupe depuis quelques jours la presse audiovisuelle et écrite nationale, celui de la paternité du nom ‘’Union Nationale’’. Vous observez tous notre sérénité et notre silence jusqu’ici parce que rien ne nous permet de répliquer y compris aux accusations gratuites dont le Secrétaire exécutif et moi sommes et moi sommes l’objet de la part de quelqu’un en quête d’existence », a lancé Zacharie Myboto, avant de dérouler son arsenal d’arguments articulé en trois segments.

Primo, « le ministre de l’Intérieur à qui nous avons adressé, le 10 février 2010, pour reconnaissance de plein droit, le dossier de l’Union Nationale, a signé le récépissé matérialisant cette reconnaissance le 20 avril dernier. C’est une preuve pour éclairer l’opinion quand on sait que le plaignant l’a saisi. (Ndlr : auparavant).

Secundo « A l’élection présidentielle des 25 et 27 novembre 2005, la Commission Nationale Electorale indique dans son rapport général qu’elle avait enregistré treize dossiers de candidature, validé quatre candidatures et rejeté neuf. Il n’y a nullement le nom du plaignant (Ndlr : Mbacky affirme avoir introduit son dossier de candidature à cette élection sous la bannière de l’Union Nationale), et celui du parti sous la bannière duquel il se serait présenté (voir rapport : présenté, lu et commenté par l’orateur). Quel crédit accorder à toutes ses déclarations ?

Tierso, « A propos du nom ‘’Union Nationale’’, notre Union Nationale a obtenu l’attestation de dépôt de nom commercial n°002621 du 19 mars 2010 du Directeur Général du Centre de la Propriété Intellectuelle du Gabon (CEPIG). Le nom ‘’Union Nationale’’ appartient donc bien à notre parti ‘’l’Union Nationale’’. A ce sujet, le dépôt de nom a été fait par l’Union Nationale et non par Monsieur Zacharie Myboto, comme rapporté dans Gabon Matin du 23 avril ».

C’est alors visiblement fort de son argumentaire, augmenté d’une probable alliance ‘’Union Nationale-ACR (pilotée par Pierre Mamboundou)’’ que Zacharie Myboto a invité tous ses militants à la mobilisation et à la vigilance afin, « d’une part, de faire échec à toutes manœuvres de déstabilisation de notre grand parti, l’Union Nationale, qui œuvre pour un Gabon pour tous, d’autre part, d’apprécier, à leur juste valeur, notre engagement et notre responsabilité dans le succès attendu aux élections législatives partielles du 6 juin prochain ».

Etaient présents à cette cérémonie, nombre de leaders de partis politiques de l’opposition ou leurs représentants, notamment ceux de l’UPG, de l’UPNR, du PGP, RNB, du RDD, etc.

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