A l’occasion de la célébration le 3 mai de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’association Reporters sans frontières (RSF) a publié son classement 2009 positionnant le Gabon à la 132e place mondiale, derrière le Cameroun, le Congo et la Centrafrique pour la sous région d’Afrique centrale.

La communauté internationale a célébré ce 3 mai la Journée mondiale de la liberté de la presse, sous le thème de «la liberté d’information, le droit de savoir».

Sur le continent africain, «malgré de bons exemples comme le Mali, le Ghana et la Namibie, la liberté de la presse a globalement reculé sur le continent», a estimé Ambroise Pierre, chargé de l’Afrique à Reporters sans frontières (RSF).

Le comité de protection des journalistes (CPJ) indexe particulièrement les pays de la corne de l’Afrique où «les responsables de gouvernements, les autorités locales, les forces de sécurité, et les rebelles dans les maquis africains (…) comprennent le pouvoir des médias et chacun veut contrôler ce pouvoir à sa manière pour contrôler les masses, à l’échelle d’un pays, d’une ville ou d’un village», note Mohamed Keita, responsable Afrique du CPJ, précisant que pendant les périodes d’enjeux électoraux ou de crises politiques, cette pression envers les journalistes s’intensifie, comme le comité l’a récemment relevé à Madagascar et au Gabon.

Au niveau africain, la palme du respect de la liberté de la presse revient au Ghana, qui se positionne au 27e rang mondial, et sur la première place du podium au niveau du continent, suivi du Mali (31e mondial) et de l’Afrique du Sud (33e).

Viennent ensuite le Burkina Faso (57e) ; le Liberia (63e) ; le Malawi (64e) ; la Tanzanie (66e) ; le Togo (67e) ; le Bénin (72e), la Centrafrique (80e) ; les Comores (82e) ; le Mozambique (83e) ; l’Ouganda (87e), la Zambie (97e) ; le Lesotho (99e) ; la Guinée (100e) ; la Mauritanie (102e) ; le Burundi (103e) ; la Côte d’ivoire (104e), le Cameroun (109e) ; Djibouti (110e) ; le Sierra Leone (115e) ; le Congo (116e) ; l’Angola (119e) ; le Maroc (127e) ; le Gabon (129e) ; le Tchad (132e) ; Madagascar (134e) ; le Nigeria (135e) ;le Zimbabwe (136e) ; la Gambie (137e) ; le Niger (137e) ; l’Éthiopie (140e) ; l’Algérie (141e) ; l’Égypte (143e) ; le Swaziland (144e) ; la RDC (147e) ; le Soudan (148e) ; la Tunisie (154e) ; la Libye (156e) et le Rwanda (157e).

Le bas du tableau est occupé par la Guinée équatoriale (158e), la Somalie (164e) et l’Érythrée (175e).

La liberté de la presse se fonde sur l’article 11 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule que «la libre communication des pensées et des opinions est un droit le plus précieux de l’Homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions».

«Les hommes et les femmes de communication doivent plus que jamais être exigeants concernant l’information à diffuser», a exhorté le ministre de la Communication dans son discours de circonstance, précisant qu’«il serait regrettable que les professionnels des médias ne se servent pas de leur professionnalisme pour lutter contre la subjectivité et la pollution du débat intellectuel».

1 COMMENTAIRE

  1. C’est quand même curieux que dans notre pays “la la vérité est aillerur” comme le célèbre film “x-file”. les pertes mémorables, annoncées par les médias étrangers; la vérité sur l’avancemnt des travx de la CAN, revélée par la CAf; niveau de vie, liberté de la presse, mesuré par les organismes étrangers…Mais où sont les acteurs gabonais eux même pour signaler tout ça?

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