Le président de l’Union nationale (UN, opposition), Zacharie Myboto, s’est entretenu le 27 juillet à Libreville avec le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou. Zacharie Myboto souhaite notamment le respect de la présomption d’innocence dans l’affaire du maire de Moanda (membre de l’UN), mis en détention préventive le 15 juillet pour malversation financière et faux et usage de faux en écritures comptables.

La détention préventive de Jean Rémi Lépémangoye, maire de Moanda et membre de l’Union nationale (UN, opposition) n’a pas laissé les leaders de ce parti insensibles. C’est dans ce contexte qu’une délégation de l’UN conduite par son leader, Zacharie Myboto, a été reçue le 27 juillet en audience par le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou.

«Nous avons pensé qu’il fallait venir voir monsieur le ministre de l’Intérieur qui lui assure la tutelle des collectivités locales pour lui faire part de nos inquiétudes, de notre préoccupation par rapport à cette arrestation pour faux et usage de faux et abus de confiance aggravé semble-t-il. Nous savons aussi que les dispositions dans ces cas de figure, notamment dans l’article premier de la Constitution au point 23, il est dit que nul ne peut être arbitrairement détenu. Et puis ma foi lorsque quelqu’un présente des garanties de représentation suffisantes, il peut être suivi de façon régulière», a indiqué Zacharie Myboto.

«Or quand nous voyons les motifs, nous pensons que les choses auraient pu se passer autrement. Nous disons que seul le droit prévale car lorsque nous sortons de ce cadre-là ce n’est pas normal, nous sommes quand même dans un pays de droit», a-t-il poursuivi.

Interpellé le 14 juillet, Jean Rémi Lépémangoye, aurait été écroué pour le détournement d’une partie des 120 millions de francs CFA versés à la municipalité pour la réhabilitation des voiries du marché principal de la ville, selon les sources judiciaires de cette localité.

1 COMMENTAIRE

  1. Que la représentation de M. Lepemangoye utilise l’article 86 de la loi fondamentale gabonaise pour que la cour constitutionnelle statue sur le bien fondé de la réserve qui le garde en détention préventive. Au lieu de rencontrer le ministre de l’intérieur, c’est un recours justement basé sur l’alinéa 23 de la constitution que M. Myboto soucieux du devenir de son compatriote devait déposer à la cour constitutionnelle. Qu’elle constate que le droit de M. Lepemangoye n,est pas respecté.
    Oui, il faut écrouer les coupables de vols et détournements de deniers publics mais dans le respect des lois. Seul ce respect des lois garantira la pérennisation de tels événements. Dans le cas contraire c’est juste de la petite politique du genre, “tu m’attaques, moi je t’attaque, tu m’attaques moi je te laisse hein!” de Jean Miché. comme pour dire le plus faible restera faible.
    Que le juge qui lui a refusé la liberté pour les obsèques de sa mère disent la loi ou les réserves de procédurales qui suscitent cette incompréhension de la part du publique. Le jour que seule la Loi sera au dessus des acteurs de la justices au Gabon, le Gabon cessera d’immerger.

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