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Revue de la presse quotidienne : Adoption de la loi des finances rectificatives 2010

En cette fin de semaine la presse quotidienne du Gabon s’appesanti principalement sur l’adoption, jeudi, du projet de loi de finances rectificative 2010, et sur la montée au créneau de la Société Meunière et Avicole du Gabon (SMAG), et de SOS Consommateurs, après celle du ministère de l’Economie, face au souhait des détaillants d’augmenter la baguette de pain. Synthèse.
« La loi des finances rectificative 2010 adoptée », informe le quotidien l’Union, vingt quatre heures après que le texte ait « reçu la majorité absolue des suffrages exprimés par les sénateurs ».

« Une adoption qui fait suite à l’audition, il y a plusieurs jours, de nombre de membres du gouvernement dont le ministre du Budget Blaise Louembé ».Ainsi, selon le journal, lors de son passage devant la commission des finances, du Budget et des comptes publiques, le ministre avait indiqué que « la prise en compte des mesures annoncées dans le projet de société « L’avenir en confiance », du Président de la République, conjuguées aux difficultés techniques apparues dans l’exécution du budget initial, ont nécessité l’élaboration d’une loi des finances rectificatives pour 2010 ».

Aussi, tout en maintenant « l’essentiel des mesures de politique économique, sociale et financières », contenues dans le rapport joint à la loi du 15 février 2010, le projet de loi rectificative offre une tribune entre autres à la finalisation des projets liés à la CAN 2012, que le Gabon organise conjointement avec la Guinée-Equatoriale, ainsi qu’aux « attentes », exprimées par la population rurale lors de la caravane « Gabon profond ».

En définitive, indique l’Union, le budget rectifié de l’année en cours, s’établira en ressources et en charges à la somme de 2214,8 milliards de francs, contre 2096 milliards prévus initialement, soit une hausse de 118,8 milliards de francs « financés essentiellement par la plus value pétrolière ».

Revenant sur l’audition du ministre du Budget, Gabon Matin note qu’elle a « donné une suite favorable aux préoccupations des sénateurs quant aux auditions antérieurs de certains de ses collègues du gouvernement ».

« S’agissant du faible taux d’exécution du Budget d’investissement et de la capacité du gouvernement à absorber le reste du budget avant la clôture de l’année de l’exercice budgétaire 2010, le ministre a expliqué qu’il est consécutif à la procédure applicable aux marchés publics, tout en spécifiant que tout projet de loi de finances ne s’exécute pas nécessairement dans l’année budgétaire correspondante », relève notre confrère.

In fine, apprend-on, le président du Sénat, Rose Francine Rogombé, a « entériné l’adoption du rapport de la commission de finances, du Budget et des comptes économiques de la nation ».

« Les revendeurs à la baguette », titre l’Union en grande UNE. Quelques jours après la mise au point du ministère de l’Economie, qui, face au souhait des boulanger de voir passer la baguette de pain de 125 FCFA à 135 FCFA, c’est au tour de la Société Meunière et Avicole du Gabon (SMAG) de monter au créneau, pour « décliner toute responsabilité dans ce tour de force ».

Dans un communiqué publié ce vendredi par l’Union, la SMAG indique n’être « en aucun cas responsable de cette situation. En effet conformément aux textes en vigueur relatifs à l’homologation du prix de la farine, la SMAG n’a pas procédé à une augmentation de ses tarifs de vente, et continue à satisfaire l’ensemble des demandes du marché ».

Autre acteur à s’appesantir sur le sujet « la hausse du prix ne se justifie pas, selon SOS consommateurs ». L’Union, donne la parole au président de l‘Association, Richard Abiaghé, qui lui, « fustige les difficultés d’approvisionnement en baguettes de pain survenues le 1er novembre » dans certains quartiers de Libreville. Il poursuit que la « crise » est apparue au moment où les 33 boulangeries de la capitale ont décidé d’harmoniser le prix de la baguette à 110 FCFA, tandis que certains détaillants, eux, se complaisent dans une marge de 25%, soit 25 FCFA de plus par baguettes.

M. Abiaghé déplore ainsi « cette spéculation menaçant de grever davantage le panier de la ménagère déjà considérablement vidé par des hausse de prix constantes ».

Un constat qu’il effectue également sur les pages de Gabon Matin. S’il concède notamment la hausse des prix des produits pétroliers, le président de SOS Consommateurs considère que cette inflation ne devrait pas avoir de répercussions sur l’importation de la farine, atténuée par une subvention de l’Etat, de l’ordre de « 17 milliards FCFA ». « Ce qui permet de maintenir le prix du sac de farine à 15300 FCFA » au Gabon, alors qu’il est de 22000 au Cameroun voisin.

« Il est souhaitable que le gouvernement adopte des mécanismes qui permettent aux citoyens consommateurs et contribuables de tirer le bénéfice escompté d’un tel sacrifice », a souhaité M. Abiaghé.

Enfin, ce vendredi, face au peu « d’engouement » qu’a manifesté la population de Libreville à la quatrième édition de la journée citoyenne, le billet Makaya s’interroge sur les pages de l’Union : « comment mobiliser le maximum de monde un premier mercredi du mois où beaucoup parmi nous sont censé se rendre à leur boulot ? ».

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