Les accusations relatives à des détournements de fonds de la Banque des Etats d’Afrique central (BEAC) par le défunt président gabonais Omar Bongo “sont sans fondement”, a affirmé jeudi l’avocat parisien de l’actuel président du Gabon, Ali Bongo.

Selon des notes diplomatiques américaines divulguées par le site internet Wikileaks, près de 30 millions d’euros auraient été détournés au profit de personnalités gabonaises, dont Omar Bongo lui-même et son fils Ali, ainsi que de partis politiques français.

“Un audit a révélé des détournements au préjudice de la BEAC, notamment au niveau de son bureau parisien, ce qui fait que le 19 novembre 2009, à la demande d’Ali Bongo, une plainte a été déposée auprès du procureur de la République de Paris”, a déclaré à l’AFP Me Patrick Maisonneuve.

“C’est donc assez paradoxal avec le fait que l’on puisse dire que son père ou lui auraient bénéficié de fonds détournés”, a ajouté l’avocat. Les accusations portées “sont sans fondement, d’autant moins (…) qu’une plainte a été déposée”, a-t-il insisté.

Les deux principaux partis français ont nié avoir touché des fonds de l’ex-président Bongo. A Libreville, le secrétaire général de son ancien parti a déploré qu’on “souille sa mémoire”.

La BEAC, ayant constaté des détournements de plusieurs millions d’euros au sein de son bureau parisien, avait elle-même déposé deux plaintes contre X pour “vol, escroqueries, faux et usage de faux” au tribunal de grande instance de Paris en 2008 et 2009. Le parquet de Paris avait indiqué en février dernier avoir achevé son enquête et dénoncé des faits litigieux à la justice gabonaise.

Une enquête est par ailleurs en cours en France sur le patrimoine de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte de l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International.

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