Le Gabon est à jour de ses cotisations au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), a annoncé, mercredi à Libreville, le vice-président de cet organe, Mme Domitilla Mutangangazwa, à l’issue d’un entretien avec le président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Le gouvernement gabonais a épongé tous ses arriérés et s’est déjà acquitté de sa contribution de 2011, a affirmé Mme Mutangangazwa qui doit conduire dans les prochaines semaines des missions d’évaluation sur la gouvernance politique, économique et sociale au Gabon.

Selon la presse présidentielle, le Gabon s’est engagé à financer l’évaluation de la gouvernance sur fonds propres, pour marquer ‘’la ferme volonté’’ de ses dirigeants de faire du pays ‘’un espace de liberté et d’expressions plurielles favorables au développement’’.

Initié par le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), lors du sommet inaugural de l’Union africaine (UA) tenu à Durban, en Afrique du Sud, en juillet 2002, le MAEP est un instrument auquel adhérent volontairement les Etats membres de l’UA en tant que mécanisme africain d’auto-évaluation.

Vecteur important de l’intégration africaine en matière de gouvernance, le MAEP a été mis en place pour encourager l’adoption de politiques, normes et pratiques, destinées à promouvoir la stabilité politique, une croissance économique élevée (…) grâce au partage des expériences et au renforcement des meilleures pratiques et des acquis.

Le MAEP a aussi pour mission de s’assurer que les politiques et pratiques des Etats sont conformes aux valeurs convenues dans le domaine de la gouvernance politique, économique et des entreprises, ainsi qu’aux codes et normes de la Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises.

Ses activités doivent être dirigées et gérées par un groupe de 5 à 7 éminentes personnalités africaines ayant une expérience avérée dans ses domaines de compétence.

Elus pour un mandant de quatre ans maximum, les membres du Groupe doivent jouir d’une grande intégrité morale et avoir fait la preuve de leur engagement aux idéaux du panafricanisme.

Toute évaluation entreprise dans le cadre du Mécanisme doit se faire sur la base des compétences techniques et doit être crédible et libre de toute manipulation politique, indique-t-on de source proche du MEAP.

Le processus d’évaluation dans un pays ne devrait pas durer plus de six mois et comprend quatre types d’évaluation, dont la première se fait dans les dix-huit mois qui suivent son adhésion et les évaluations périodiques qui se font tous les deux ou quatre ans.

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