Selon l’association, en plein « dictateur-gate », Paris continue de soutenir les régimes autocratiques en Afrique.
Réagissant à la réception du président gabonais Ali Bongo par son homologue français Nicolas Sarkozy aujourd’hui (21/2/11), l’association Survie a souligné dans un communiqué émis ce lundi que cette réception officielle disqualifiait une fois de plus la politique étrangère de la France :

“En plein ‘dictateur-gate’ pour Michèle Alliot Marie et François Fillon, Nicolas Sarkozy maintient le cap d’un soutien fidèle et assumé aux régimes autocratiques en Afrique en recevant, ce lundi 21 février 2011, le président gabonais, Ali Bongo. Cette réception officielle disqualifie une fois de plus la diplomatie française alors que la mobilisation contre un régime clanique impliqué dans l’affaire des Biens Mal Acquis s’intensifie en même temps que la répression.” pouvait t-on lire dans le communiqué de Survie.

Ali Bongo se rend en fait à New York où le président equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema doit le rejoindre pour évoquer avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon le litige territorial opposant les deux pays au sujet de l’île de Mbanié. La réunion est prévue les 24 et 25 février, jours où le cas gabonais sera discuté.

En attendant, au Gabon, Ali Bongo fait toujours face à la fronde de l’opposition qui réclame toujours sa démission, suite à sa victoire contestée de 2009. De hauts responsables français ont déclaré dans un documentaire sur la “Françafrique” qu’André Mba Obame était le véritable vainqueur des présidentielles. Dans tous les cas, à l’époque de l’élection, Nicolas Sarkozy, qui n’ignorait pas les faits, s’était empressé d’apporter son soutien au fils d’Omar Bongo : il fallait assurer la “continuité”…

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