La saison des pluies est très défavorable à l’activité des commerçants installés dans certains marchés à ciel ouvert de Libreville du fait du déficit en structures adéquates leur permettant d’écouler leurs marchandises dans les meilleures conditions.
Les vendeuses du ‘marché bananes’ du PK8 qui installent leurs marchandises (banane plantain) à même le sol, parce que n’ayant pas un marché digne de ce nom, font partie de ces commerçants confrontés à d’énormes difficultés à cette période de l’année.
Il y a également celles nouvellement installées au marché de Nzeng-Ayong, ainsi que ceux exerçant dans le prolongement du marché de Mont-bouët ( le plus grand de la capitale gabonaise) et qui, compte tenu des conditions difficiles, ont bien du mal à écouler leurs marchandises et voient leur chiffre d’affaire dégringoler dès la saison des pluies venue.
« Nous sommes vraiment fatiguées de dénoncer tout le temps les mêmes manquements. Voyez vous-même dans quelles conditions nous travaillons, sur des surfaces totalement insalubres, inondées de boue, exposées aux maladies, entraînant pour nous un manque à gagner en fin de journée ou de semaine. Alors que si l’on avait des espaces couverts comme les autres, cela nous aiderait sachant que c’est avec cet argent que nous subvenons à nos charges domestiques », a déclaré Marie Hélène Moussavou, commerçante au ‘marché bananes’ du PK8.
« Je me souviens qu’en 2008, le maire de Libreville, avait procédé à la pause de la première pierre dans le cadre de la construction de ce marché, et sans vous mentir cet acte nous avait vraiment réjouit parce que nous voyions en cela, la fin de notre calvaire. Malheureusement, il n’y a jusqu’à présent toujours rien sur ce site. Nous sommes obligées de vendre notre marchandise sur des étals de fortune simplement parce que nous ne pouvons pas rester assises à ne rien faire ; ce travail fait vivre nos familles », a déclaré pour sa part Laurette Nongo, commerçante au ‘marché banane’.
Par tous ces témoignages, les commerçants concernés par cette situation réitèrent le souhait de voir les autorités se pencher sur le problème afin d’améliorer définitivement leurs conditions de travail.

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