Le greffe de la Cour constitutionnelle attend toujours que les candidats lésés après la proclamation des résultats de l’élection législative du 17 décembre dernier, se manifestent. Jusque-là, a-t-on appris de source digne de foi, un seul recours était enregistré par ce service. Même si, au terme des dispositions de la loi électorale, ils disposent encore de trois jours pour déposer leurs requêtes.

En effet, en son article 122, la loi 7/96 portant dispositions communes à toutes les élections politiques au Gabon établit les délais de réclamation. S’agissant de l’élection présidentielle, il est de huit jours. Dix jours pour ce qui est de la députation et quinze jours pour les locales.

Ces délais sont comptables à partir de la date de la publication des résultats. Ceux concernant la dernière consultation électorale proclamés le mercredi 21 décembre 2011 par le ministère en charge de l’Intérieur, n’ont été publiés que le lendemain (le jeudi 22 décembre 2011). L’esprit de la loi voudrait donc que le décompte commence à partir de cette date.

Après l’expiration du délai, les juges constitutionnels disposeront à leur tour de deux mois, au terme de la loi, pour vider le contentieux. Au regard du poids de ce qui précède, si l’on s’en tient au constat fait le mercredi 28 décembre dernier, les juges n’auront sans doute pas besoin d’épuiser le temps qui leur est imparti par la loi pour rendre leurs décisions.

Les nombreux candidats malheureux au dernier scrutin, n’arrêtent pas de parler « d’abondance d’irrégularités » l’ayant émaillé. Mais à en croire les observateurs nationaux et internationaux, les élections du 17 décembre dernier ont été « transparents, justes et crédibles ».

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