A l’issue de son conseil d’administration tenu le 22 mars à Libreville, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a arrêté les comptes de l’année 2011, relevant notamment un chiffre d’affaires de 169 milliards de francs CFA, en hausse de 6% par rapport à 2010. Toutefois, le résultat net a enregistré une baisse de 1,8 milliards de francs.

Un résultat négatif dû, en partie, aux retards de paiement de l’État, malgré l’apurement en septembre dernier d’une bonne partie de ses arriérés, au titre des consommations courantes et de la mesure de gratuité de l’eau et de l’électricité, a expliqué François Onbanda, PDG de la SEEG. «A la date du 31 décembre 2011, l’Etat restait à devoir la somme de 5,7 milliards de francs CFA, dont 3,2 milliards au titre de la mesure de gratuité», a-t-il indiqué.

Le chiffre d’affaires, pour sa part, est hausse du fait de «l’augmentation substantielle des dépenses de combustibles due à l’augmentation de la production d’origine thermique. L’excédent brut d’exploitation, quant à lui, a baissé de 9% à 29,5 milliards de francs CFA et représente 24% du chiffre d’affaires, contre 28% en 2010», a poursuivi François Onbanda, qui est également revenu sur les investissements consentis par la filiale du groupe français Veolia.

En matière d’électricité, ces investissements concernent la fin des travaux de renforcement de l’usine de production thermique d’Owendo, les travaux de renouvellement sur les équipements des usines hydroélectriques de la Mbéi, le renforcement des centrales de Bitam et de Makokou, les travaux de renouvellement et renforcement sur les postes sources des réseaux de Libreville, Franceville, ainsi que le renforcement des réseaux de distribution et la réalisation des branchements.

Au titre du secteur eau, les investissements ont porté sur la fin des travaux des cinq nouveaux forages dans la région de Ntoum, la poursuite de la réhabilitation des unités de production de Port-Gentil, le renouvellement de la station de Bitam et des extensions de réseaux dans plusieurs localités. Au total, «les investissements se sont chiffrés à 30,3 milliards de francs CFA contre 27,5 milliards en 2010», a souligné le patron de la SEEG.

Pourtant le conseil d’administration a reconnu que ces efforts ont été insuffisants pour satisfaire l’intégralité des besoins des populations. A ce titre, la SEEG a été dotée d’un budget de 43 milliards de francs CFA pour lui «permettre de réaliser davantage d’opérations pour faire face aux besoins et continuer à améliorer les services aux clients, sous réserve de la régularité des paiements de l’État».

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