TEXTO DU SAMEDI 30 JUIN 2012

Trente cinq mille (35 000) et trois mille (3000) c’est le nombre de visiteurs et de régularisations administratives enregistrées lors des journées exceptionnelles de l’administration et du service public qui ont été clôturées hier à la base du ministère de la fonction publique gabonaise.

Si les agents régularisés peuvent se réjouir aujourd’hui, il reste que trois questions sont toujours sans réponse.

Premièrement pourquoi ces régularisations n’étaient pas faites jusqu’ à présent, qui est responsable de ces disfonctionnements et quelles sanctions sont prévues contre ces indélicats ?

La deuxième série des questions concerne le payement des rappels dus aux agents victimes de ces retards, quand interviendra-t-il?

Enfin, quelles assurances ont été données aux agents de l’Etat pour que cette situation ne se reproduise plus ?

Responsables de tous ces problèmes, faut-il le rappeler, c’est que c’est le même système Bongo et PDGiste qui gèrent le Gabon depuis 44 ans ; on retrouve les mêmes acteurs, qui sont progressivement remplacés par leurs enfants, et de plus en plus par leurs petits enfants.

Tout a commencé lorsque ces acteurs ont commencé à faire les intégrations, les avancements à titre exceptionnel à leur profit et au profit de leurs enfants et parents au mépris des règles de l’administration.

Les agents de la fonction publique et des finances, exécutants de ces décisions injustes, s’en sont saisis à leur profit, celui de leurs parents et amis, puis pour finir, ont mis en place un système pour monnayer les régularisations administratives.

Ce système qui dure depuis 44 ans ne pourra disparaitre que si les sanctions exemplaires conformes à la loi sont prises à l’encontre des commanditaires et des bénéficiaires de ces passe-droit, et rendues public.

Une chose est sure, il est débile de constater qu’à l’heure d’Internet à haut débit, le pouvoir PDG soit incapable de gérer à temps réel moins de 70 000 agents de l’Etat.

Aussi, qu’on ne vienne pas bassiner les oreilles des gabonais sur les soit-disant réformes émergentes quand on sait que Ali Bongo et consorts sont de ceux là même qui sont bénéficiaires et en même temps responsables de cette gabegie et de ce pourrissement qui ne profitent qu’à eux.

L’honnêteté commanderait la sobriété et l’humilité de leur part plutôt que le matraquage médiatique actuel.

PETIT-LAMBERT OVONO

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