Exploitation d'hévéas au Nord du Gabon

Le Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima a réuni mardi, à Libreville, les partisans et les pourfendeurs d’un vaste projet de plantation industrielle d’hévéa devant déboucher sur la destruction de 28.000 km2 de forêt équatoriale, a annoncé mardi la télévision nationale gabonaise.

La rencontre avait pour but de “calmer la vive polémique” en cours dans le pays suite à ce projet mené par le groupe singapourien Olam dans la province du Woleu Ntem au nord du Gabon, selon la télévision.

L’Etat gabonais a accordé un permis à Olam pour une plantation de 28.000 km2 au coeur de la forêt équatoriale. Le projet est farouchement combattu par l’un des députés de la localité, Bertrand Zibi Abeghe.

Il est rejoint par des ONG environnementalistes qui mettent en avant la possible dégradation des sols et la pollution de la nappe phréatique suite à l’usage des pesticides par l’exploitant.

Le second député, partisan du projet, estime que la future plantation est une opportunité unique dans sa circonscription électorale qui permettra enfin de résorber le chômage.

Selon Olam, 7.000 emplois seront créés dans les trois prochaines années. Ces emplois diminueront progressivement après la phase de planting pour se stabiliser à 3.000.

La rencontre de mardi, en présence du patron d’Olam et des ONG internationales comme le World Wildlife Fund (WWF), a permis au Premier ministre gabonais ” d’écouter toutes les parties”, a confié à Xinhua le député Zibi Abeghe.

“Un comité scientifique de 28 membres étudiera le projet sous la supervision du ministre de l’agriculture, Adrien Nkoghe Békalé”, a précisé l’honorable Zibi Abeghe, indiquant que ces ingénieurs agrégés produiraient un mémorandum sur l’hévéa au Gabon, un pays où cette culture est pratiquée depuis 50 ans.

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