En prévision de l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux au Gabon, un atelier de restitution et de validation préliminaire a été organisé vendredi à Libreville par la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), en partenariat avec l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et le Programme des nations unies pour le développement (PNUD).

Placé sous le Haut Patronage du Premier Ministre, Raymond Ndong Sima, représenté à l’occasion par son ministre délégué à la primature, Calixte Nsie, la journée d’hier, considérée à juste titre comme le dernier virage avant l’adoption définitive de la stratégie nationale a permis de présenter aux autorités les résultats du travail effectué au terme de trois mois d’ateliers de formation sectoriels.

Il s’agissait d’une présentation du Rapport de l’étude diagnostique de plus d’une centaine de pages lancée en juillet dernier, mais aussi d’émettre des commentaires, faire des observations et des propositions d’amendements et d’enrichissements du document qui est le premier aboutissement de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption et le Blanchiment des Capitaux (SNLCCBC) qui sera définitivement adoptée en novembre prochain devant les plus hautes autorités du pays.

Le rapport a été présenté aux autorités par l’expert international, Raymond Onana assisté de son collègue gabonais, Benjamin Mba Nguema, en présence des participants aux différents ateliers sectoriels (Budget d’investissement, Marchés publics, Finance, Trésor, Santé, Education, Décentralisation, Environnement, Mines et industries extractives, Transports et Justice) organisés dans le cadre de la collecte des données.

Classé dans la zone dite endémique, le Gabon est passé de la 110ème place à la 100ème. A la lecture dudit rapport 2010 de l’indice de perception de la corruption dans le monde, le Gabon recule de dix (10) places dans le palmarès dressé par l’Organisation non gouvernementale britannique, Transparency International.

La stratégie nationale de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux en cours d’élaboration participe de l’engagement du president de la Republique, Ali Bongo Ondimba, à réduire significativement ces maux, principaux freins au développement durable de notre pays.

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