Le vendredi 05 octobre 2012, des agents de la police ferroviaire exerçant à SETRAG ont mis la main sur deux pointes d’ivoire découpées en quatre morceaux, dissimulés dans un sac, rapporte ce lundi une source de l’ONG Conservation Justice.

Ce jour-là, les agents son alertés, dans un des wagons du train omnibus n°534, par une forte odeur de sang et de viande animale. Un sac retient particulièrement leur attention. Le sac suspect, qui dégage la forte odeur est en-dessous d’une petite fille qui se serait assise dessus par manque de place.

En ouvrant le sac, quatre (04) morceaux d’ivoire issus de deux (02) défenses d’éléphant sont découverts. Le poids de cet ivoire, après pesée, est de 17kg.

Aucun des passagers à bord ne se reconnaitra évidemment comme le propriétaire du sac. L’ivoire est confisqué et gardé dans les locaux de la police ferroviaire d’Owendo jusqu’à sa remise aux autorités du ministère des Eaux et Forêts (Direction de la Lutte contre le Braconnage) le lundi 08 octobre 2012.

Il faut souligner que beaucoup de passagers empruntent le train en cours de route, dans de petites gares. Les agents de la SETRAG n’ont pas le droit de procéder à des fouilles systématiques des sacs des passagers. Beaucoup de trafiquants en profitent ainsi pour transporter leur marchandise vers Libreville.

Des enquêtes appropriées sont nécessaires afin de lutter contre ce problème, qui est également la conséquence de complicité et de corruption organisées par les trafiquants dont les moyens financiers sont toujours plus importants. En effet, fin du moins d’août, un agent de la SETRAG employé au service des bagages avait été arrêté par la gendarmerie en possession de près de 30 kg d’ivoire qu’il tentait d’acheminer vers Libreville. Grâce à une erreur de procédure et à un vice de forme du procès-verbal qu’avait mis en évidence son avocat, il a été relaxé après quelques semaines seulement à la maison d’arrêt.

Par contre, dans ce nouveau cas, les agents de la police ferroviaire SETRAG ont montré leur honnêteté et leur efficacité en confisquant 17 kg d’ivoire, même si les commanditaires n’ont malheureusement pu être identifiés. Espérons que ce type d’opération deviendra plus fréquent et que la ligne de chemin de fer ne constituera plus un moyen de transport pour les trafiquants et leur produit.

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