François Hollande a appelé dimanche «toutes les parties» en conflit en Centrafrique à «cesser les hostilités», mais n'a pas répondu à la demande de son homologue François Bozizé de le rencontrer. | AFP

François Hollande a appelé dimanche «toutes les parties» en conflit en Centrafrique à «cesser les hostilités», mais n’a pas répondu à la demande de son homologue François Bozizé de le rencontrer. | AFP
François Hollande a appelé dimanche «toutes les parties» en conflit en Centrafrique à «cesser les hostilités». Alors que des militaires français sont arrivés sur place en renfort, le chef de l’Etat a de nouveau demandé que les autorités du pays prennent «toutes les mesures» pour garantir la sécurité des ressortissants étrangers sur place.

En revanche, le communiqué envoyé par l’Elysée ne fait pas mention de la demande faite dimanche par le président centrafricain François Bozizé de rencontrer François Hollande pour «débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine».

Le président centrafricain prêt à rencontrer Hollande

Un peu plus tôt ce dimanche, le président centrafricain François Bozizé avait demandé à rencontrer son homologue français. «Je profite de l’occasion pour adresser au président français François Hollande ma disponibilité pour le rencontrer, si son programme le permet. Je crois qu’au cours de cette rencontre, nous pourrons débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine, ce pays qui a trop souffert, abandonné à lui-même», avait-il déclaré à l’issue de sa rencontre avec le président de l’Union Africaine, Thomas Boni Yayi.

Le 27 décembre, lors de sa première sortie en public depuis le début des attaques de la coalition rebelle Séléka le 10 décembre contre les villes du Nord-Est, François Bozizé avait demandé à la France et aux Etats-Unis d’aider son pays à faire reculer les rebelles. Le même jour, le président Hollande avait souligné que la présence militaire française en Centrafrique n’était pas destinée à «protéger un régime» contre l’avancée de la rébellion, mais les ressortissants et les intérêts français.

580 militaires français sur place

A ce titre, 180 militaires français supplémentaires sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche en renfort à Bangui, en Centrafrique, dépêchés depuis le Gabon. Il s’agit «d’avoir sur place un dispositif permettant de faire face à toute évolution de la situation et le cas échéant d’assurer la sécurité des nos ressortissants dont l’immense majorité résident à Bangui», a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées.

Au total, 580 militaires français sont présents à Bangui. Une compagnie d’infanterie de parachutistes (150 hommes) arrivée dans la nuit de jeudi à vendredi, ainsi que 250 soldats de la mission Boali de soutien à une force multinationale sous mandat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) étaient déjà sur place.

Ce déploiement vise à permettre une évacuation s’il devait y en avoir une, selon le porte-parole.

Le président Bozizé promet un gouvernement d’union nationale

De leur côté, les rebelles centrafricains, en position de force, ont demandé ce dimanche le départ du président François Bozizé et n’excluent plus d’entrer dans Bangui sous tension. Ce dimanche toujours, François Bozizé a promis un gouvernement d’union nationale après un dialogue avec la rébellion du Séléka à Libreville (Gabon), et affirmé qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession en 2016. Des annonces faites par le président de l’Union africaine, Thomas Boni Yayi, à l’issue de sa rencontre avec François Bozizé.

Le Séléka, qui n’a jusqu’à présent rencontré que peu de résistance, n’a plus qu’à prendre la dernière localité verrou de Damara – où sont regroupées les Forces armées centrafricaines ainsi qu’un contingent «d’interposition» de l’armée tchadienne – pour avoir la voie libre vers la capitale, à 75 km au sud.

Le Séléka, qui a repris les armes le 10 décembre pour réclamer «le respect» de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, s’est assuré du controle de la majeure partie du territoire centrafricain.

Le Parisien Avec AFP

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