Dans le Rapport 2012 sur l’indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde que publie l’Organisation non gouvernementale allemande Transparency International, le Gabon se classe au 102e rang sur 180 pays, avec une note de 3,5 et sort ainsi de la zone endémique, selon un message de la Commission nationale de lutte contre la corruption du Gabon dont l’Agence Xinhua a obtenu une copie ce vendredi.

L’indice de perception de la corruption évalue la perception du niveau de corruption affectant les administrations publiques et la classe politique. C’est un indicateur composite fondé sur différents sondages et enquêtes réalisés par des organismes indépendants.

Il classe les pays sur une échelle de 0 (niveau de perception de la corruption) à 10 (niveau d’intégrité).

A l’intérieur de cette échelle, les indices de 0 à 3 situent les pays dans la zone endémique, ceux de 3 à 6 dans la zone de progression vers l’intégrité et ceux de 6 à 10 dans la zone du haut niveau d’intégrité.

Aussi, la grille 2012 de Transparency International fait-elle apparaitre que le Gabon – qui se classe au 102e rang sur 180 pays avec un indice de 3,5 – sort de la zone endémique en gagnant 0,5 de plus qu’en 2011 où il avait 3,0.

Le Gabon occupe un rang favorable par rapport aux Etats de la sous-région devant le Cameroun (144e), la République Centrafricaine (144e), la République du Congo (144e), la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée équatoriale (163e), le Tchad (165e), le Burundi (165e) et l’Angola (157e). A noter, toutefois, que Sao-Tomé & Principe (72e) arrive en tête au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Au niveau continental, le pays se trouve à la 21e position. La palme d’or revient à quatre pays qui ont obtenu un indice supérieur à 5 : le Botswana (6,5), le Cap-Vert (6,0), Ile Maurice (5,7) et le Rwanda (5,3).

Mais, cette position du Gabon ne saurait occulter une réalité incontournable : la corruption est un fait réel chez-nous qu’il incombe de combattre.

Ce combat doit être consensuel et mené avec une détermination réelle et partagée par l’ensemble du corps social, en luttant davantage contre l’impunité, en élargissant les bases du combat par l’implication de la société civile, des médias et du secteur privé aux actions de sensibilisation et d’éducation.

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