Cite-de-la-DemocratieLes membres de la conférence des présidents du Sénat gabonais se sont rendus, le 16 mars 2013, à la cité de la Démocratie de Libreville pour s’enquérir des travaux de démolition y ayant débuté il y a quelques semaines.

Alors qu’il était amené, il y a plusieurs mois, à répondre aux rumeurs qui annonçaient la destruction de la cité de la Démocratie de Libreville pour en faire un terrain de golf privé, un circuit automobile ou un centre de conférences internationales privées, entre autres,le porte-parole de la présidence de la République, Alain-Claude Bilie Bi Nzé, a précisé qu’il n’était question que «réorganisation et modernisation» de cet espace construit en 1977, pour abriter le sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).

Depuis plus d’un mois cependant, on y procède à la destruction des bâtisses qui faisaient la beauté et l’histoire de cet espace réservé aux manifestations, cérémonies et conférences d’envergure nationale ou internationale. Alain-Claude Bilie Bi Nzé avait pourtant précisé : «le chef de l’État a décidé de réorganiser la cité de la démocratie. Il ne s’agit pas de la détruire. Il s’agit de la réorganiser. Cet espace a été conçu pour abriter le sommet de l’OUA en 1977. Cela fait quand même plusieurs décennies maintenant. Et au bout de plusieurs décennies, un certain nombre de villas aujourd’hui ne tiennent plus. Il y a, entre autres, le fait qu’à l’époque certaines technologies avaient été appliquées. Il faut faire en sorte que, compte tenu des avancées scientifiques, ces éléments soient soustraits».

Commis par le bureau du Sénat, un groupe de sénateurs, emmené par le Dr Jean Massandé, est allé s’informer des travaux actuellement effectués au sein de la cité de la Démocratie. Là, les techniciens rencontrés parlent de projets novateurs de développement comportant des espaces sportifs et des infrastructures nouvelles.

Au sujet des espaces sportifs, le Gabon qui se positionne en défenseur de la nature, va y faire réaliser un parcours de golf (un autre étant prévu à la Pointe-Denis), pour une enveloppe globale de 3,750 milliards de francs CFA inscrite dans la loi de finances 2013. Ce, alors même que l’impact de ce type de projet sur l’environnement est décrié ailleurs dans le monde.

Pour l’essentiel, les sénateurs ont été informés de la volonté des autorités du pays de préserver l’écosystème du périmètre, et donc de protéger les essences qui y existent. Il leur a également été indiqué que «la cité de la Démocratie connaîtra une modernisation de haut standing, mais préservera, pour l’histoire, les trois palais existant qui subiront toutefois un sérieux lifting».

Un rapport de cette mission sera dressé et un compte rendu sera fait au président du Sénat et à l’ensemble des membres du bureau de l’institution.

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