arton29874-27cc1Le procureur de la république du Gabon, Sidonie Flore Ouwé, a procédé ce mardi au Cap Estérias à l’incinération de 14 sacs de cannabis d’une quantité de 700 kilogrammes environ. Les produits stupéfiants ont été transportés jusqu’au Gabon par la même embarcation qui transportait une soixantaine d’immigrés clandestins.
(De notre correspondant à Libreville)

Au total, quatorze sacs de cannabis, soit 700 kg, ont été brûlés ce mardi au Cap Estérias, à une trentaine de kilomètres de Libreville. Le procureur de la République du Gabon, Sidonie Flore Ouwé, a assisté à l’incinération en présence des autorités locales. dont le maire de la ville Séraphin Medico et le préfet Augustin Evie Obiang .

Les produits stupéfiants ont été retrouvés à bord d’une pirogue qui a chaviré au large des côtes du Cap Estérias le 22 mars 2013. Selon le procureur de la république, l’acte d’incinérer cette importante quantité de drogue est un symbole fort dans la lutte contre le trafic et la consommation des stupéfiants au Gabon.

« L’ enquête visant à démanteler le réseau responsable de l’importation de ces 14 sacs de cannabis est lancée et peut durer jusqu’à 20 ans. Tôt ou tard, la lumière doit être faite dans cette histoire », a déclaré Sidonie Flore Ouwé, invitant les autorités du Nigéria, d’où serait parti la pirogue, à observer une meilleure collaboration judiciaire.

Drogue et immigration

Une soixantaine d’immigrés se trouvaient également à bord du bateau qui transportait la drogue. Près de 40 clandestins sont morts noyés au large des côtes gabonaises lors du naufrage de la pirogue. Tous étaient en provenance d’Afrique de l’Ouest, à la recherche de meilleures conditions de vie au Gabon.

Onze de ces personnes ont été sauvées par les pécheurs et les éléments de la brigade nautique. Parmi les 40 décédés il y avait 24 hommes et 16 femmes dont une jeune fille de 14 ans.

C’est suite à une fouille minutieuse de la pirogue par les éléments de la gendarmerie locale qui a permis la découverte des stupéfiants incinérés ce mardi. Tous les sacs de cannabis saisis étaient visiblement codés et bien protégés contre les intempéries. Selon les enquêteurs, il s’agirait d’un grand réseau de trafic de drogue dans la sous-région.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here