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Nouveau : L’atlas des sols africains

bin-el-ouidaneLes sols africains viennent d’être passés à la loupe de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, dans l’optique de soutenir et encourager l’utilisation durable des ressources du sol du continent et le partenariat mondial sur les sols pour la sécurité alimentaire, dénommé l’«atlas des sols du continent».

Le premier Atlas des sols d’Afrique, fruit d’une collaboration multi institutionnelle, mettant en évidence une ressource naturelle vitale qui fournit nourriture, fourrage et bois de chauffage, réduit le risque d’inondation et protège l’approvisionnement en eau, vient d’être présenté.

Réalisé avec la contribution d’un groupe de renommée internationale de pédologues d’Afrique et d’Europe, coordonné par le service scientifique interne de la Commission européenne, le JRC, cet atlas explique à l’aide de cartes et d’illustrations en couleurs, de manière simple et claire, la diversité des sols du continent africain et souligne l’importance de cette ressource non renouvelable. Il traite aussi des principales menaces qui pèsent sur les sols et des mesures prises pour protéger les ressources du sol. Cette étude a permis de ressortir les caractéristiques marquantes des sols du continent africain et leur impact sur la productivité agricole. L’objectif est de faire prendre conscience, à tous les niveaux, des responsables politiques au grand public, de l’importance des sols pour la vie en Afrique.

«Les sols d’Afrique ont un rôle central à jouer dans les politiques d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets, et ils constituent la base du développement durable et de la sécurité alimentaire. La productivité des terres est fondamentale pour atteindre un grand nombre des objectifs du Millénaire pour le développement», a déclaré Connie Hedegaard, membre de la Commission européenne chargée de l’action pour le climat, lors de la présentation de cet outil.

Il a ainsi été observé que plus de la moitié de la superficie de l’Afrique se compose de déserts et de terres arides : sols sablonneux (22 %), sols caillouteux peu profonds (17 %) et sols jeunes peu développés (11 %). Quant aux sols des forêts tropicales humides, ils ne sont pas naturellement fertiles mais requièrent l’apport constant en matières organiques du couvert végétal naturel. Ce cycle vertueux est malheureusement endommagé par la déforestation. Enfin, les chercheurs ont également constaté qu’une part importante des sols africains est sévèrement dégradée par l’érosion et l’épuisement excessif des éléments nutritifs, en raison principalement du manque de nutriments végétaux qui ne sont pas compensés de manière satisfaisante par les engrais chimiques. Ces derniers ne sont utilisés qu’en quantité réduite du fait de la pauvreté des agriculteurs africains.

«En fournissant une évaluation complète de cette ressource naturelle limitée, nous espérons attirer l’attention sur la nécessité d’une meilleure protection et d’une gestion durable des sols en Afrique», a indiqué Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission européenne chargée de la recherche, de l’innovation et de la science.

Selon ce document qui semble assez étoffé sur les caractéristiques et type de sol dont regorge l’Afrique, les déserts et les terres arides représentent 60 % de la surface du continent noir, peuplé de plus d’un milliard de personnes. Une grande partie de la surface restante est composée de sols anciens, très dégradés, qui exigent une attention particulière afin de pouvoir servir à l’agriculture. La croissance démographique et l’urbanisation, combinées à des défis économiques contradictoires (cultures industrielles destinées à l’exportation, production de biocarburants, conservation de la biodiversité, extraction de minéraux, piégeage du carbone), augmentent la pression déjà forte sur les terres. Les sols fertiles et productifs sont essentiels pour lutter contre la faim et constituent un défi particulier en Afrique où, dans de nombreuses régions, l’épandage d’engrais ne parvient pas à compenser la perte en substances nutritives des sols.

Quelques faits essentiels rapportés dans l’Atlas relayé par le site www.europa.eu/rapid :

98 % des calories consommées en Afrique proviennent des ressources du sol africain.
Les matières organiques du sol peuvent stocker plus de dix fois leur poids en eau, ce qui réduit les risques d’inondation et protège les nappes phréatiques.
Les sols d’Afrique renferment environ 200 gigatonnes de carbone organique, soit 2,5 fois plus que n’en contiennent les plantes du continent.
Les sols des forêts tropicales humides ne sont pas naturellement fertiles mais requièrent l’apport constant en matières organiques du couvert végétal naturel. La déforestation brise ce cycle.
Plus de la moitié de la superficie de l’Afrique se compose de sols sablonneux (22 %), de sols caillouteux peu profonds (17 %) et de sols jeunes peu développés (11 %).
Bon nombre des sols d’Afrique sont sévèrement dégradés par l’érosion et l’épuisement excessif des éléments nutritifs, ce qui explique la faible productivité des sols africains, en raison principalement du manque de nutriments végétaux qui ne sont pas compensés de manière satisfaisante par les engrais chimiques. En raison de la pauvreté rurale, les agriculteurs africains ne peuvent épandre, en moyenne, que 10 % des éléments fertilisants utilisés par les agriculteurs dans le reste du monde.

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