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La Cosumaf à la rescousse de Siat Gabon

BVMAC1Face à la réticence des petits porteurs à souscrire massivement aux parts de la Société d’investissement pour l’agriculture tropicale au Gabon (Siat Gabon), la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) a volé au secours de la société belge.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Gabonreview, la Cosumaf indique qu’en vertu des droits qui lui sont conférés, par la convention régissant l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), elle a délivré un visa sous le n° Cosumaf-APE-01/13 pour l’offre publique de vente (OPV) de la société Siat Gabon.

«Tous les intermédiaires en bourse agréés par la Cosumaf et impliqués dans le processus de placement des titres de Siat Gabon sont habilités à solliciter les investisseurs de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) pour leur proposer l’acquisition de ces titres», explique le texte signé de Raphaël Tung Nsué, président de la Cosumaf.

Le communiqué se conclu sur un rappel : «la Cosumaf tient à rappeler que, dans le souci de la protection des investisseurs, ses décisions s’appliquent de plein de droit sur le territoire des Etats membres de la Cemac». Cette publication intervient quelques jours après les difficultés rencontrées au Cameroun, le marché le plus important de la sous-région, par BGFI Bourse et les autres intermédiaires boursiers (notamment EDC) désignés pour mener cette opération d’introduction de Siat Gabon en bourse.

SIATGabEn effet, Siat Gabon est entrée, le 25 mars dernier à Libreville, à la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), avec l’ouverture de 30% de son capital social par cession d’actions existantes. Alors que les institutionnels ont massivement souscrit au titre les petits porteurs, en revanche, ont été très peu nombreux ; au point que l’opération de souscription, prévue s’achever le 19 avril, a été prolongée jusqu’au 10 mai prochain.

Cette absence de souscriptions du côté du Cameroun serait aussi due à un communiqué adressé par Chief Théodore Ejangue, président du régulateur de la bourse de Douala, rivale de celle de Libreville, qui a déconseillé la souscription du titre aux investisseurs de son pays. La note émise à cet effet indique que l’opération «menée par des acteurs dont les principaux ne sont ni agréés, ni connus sur le marché financier camerounais est irrégulière et illégale».

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