une-vue-des-participants-a-la-journee-des-aires-protegeesLibreville abrite depuis le 9 juillet 2013, et pendant quarante huit heures, la quatrième édition des journées des aires protégées d’Afrique centrale sous la double thématique «aires marines protégées et lutte anti braconnage». Ces assises sont placées sous le triple patronage de la Commission économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et la Convention d’Abidjan.

Le ministère gabonais des Eaux et Forêts, Gabriel Tchango, a procédé, le 9 juillet 2013, en présence du secrétaire exécutif du Réseau des aires protégées d’Afrique (Rapac), Agnangoye Jean Pierre, et des représentants des organisations sous-régionales que sont la CEEAC et la Comifac, à l’ouverture de la 4e édition des «journées des aires protégées d’Afrique centrale».

Ces travaux, placés sous la thématique des «aires marines protégées et lutte anti braconnage», entendent mettre en œuvre des mécanismes de sensibilisation sur le métier, les missions et les status des éco gardes ; la promotion du plan d’action sous-régional dans les pays de l’espace Comifac et les nouvelles orientations de la CEEAC en matière de lutte anti braconnage d’une part. Et d’autre part, sur l’échange d’expériences de création et de gestion des aires marines protégées (AMP). Mais aussi, sur les enjeux et défis de la gestion des AMP en Afrique centrale avec la présentation de l’étude relative aux AMP sur la façade atlantique.

Pour le ministre gabonais des Eaux et Forêts, Gabriel Tchango, bien que la gestion des aires marines protégées ne soit pas encore bien appréhendée par toutes les parties prenantes, «la nécessité de leur création reste toutefois avérée car ce domaine regorge également d’enjeux et défis importants à relever».

Pour le secrétaire exécutif du Rapac, ces deux thèmes justifient l’importance de cette rencontre parce qu’ils correspondent aux préoccupations tenant actuellement à cœur les pays membres du Comifac. «Nos océans, notamment l’Atlantique est un écosystème, sinon un ensemble d’écosystèmes à la fois marin et côtier qui souvent n’est pas très bien connu. Et au niveau de la sous-région on n’a pas beaucoup d’aires marines protégées. La convention d’Abidjan et la convention sur la diversité biologique ont fixé un des objectifs, qui est celui d’accroître le nombre d’aires protégées marines, au monde en général et dans notre sous-région d’Afrique central en particulier. Donc le fait qu’on choisisse ce thème vise à sensibiliser les décideurs, l’opinion publique sur l’importance de ces aires marines protégées», a justifié Agnangoye Jean Pierre.

«Mais aussi, depuis le début de cette année, on assiste à un regain de force du braconnage notamment sur l’éléphant à cause de ses pointes avec le marché de l’ivoire en Asie et particulièrement dans les pays comme le Japon la Finlande. Le prix du kilo de l’ivoire est devenu tellement important que ceux qui recherchent le gain facile déciment aisément des centaines d’éléphants en très peu de jours. À cette allure, il y a un risque réel de voir nos éléphants disparaitre. Il faut donc lancer des cris d’alarme pour que l’opinion internationale, les décideurs de nos pays et au-delà prennent conscience que si rien n’est fait nos éléphants vont disparaitre», a-t-il ajouté.

Les débats déboucheront sur des recommandations qui participeront à sensibiliser les décideurs des 8 pays membres du Rapac et l’opinion internationale sur les problématiques de la lutte anti braconnage et de la création des aires marines protégées. Mais également, sur des propositions de stratégies devant être présentés au 3e Congrès international des aires marines protégées (Impac) prévu à Marseille et en Corse du 21 au 27 octobre 2013 et au 6e Congrès mondial sur les parcs de l’UICN à Sydney, Nouvelle-Galles-du-Sud, Australie, en novembre 2014.

Organisés par le Rapac tous les deux ans depuis 2007, les journées des Aires protégées d’Afrique Centrale (JAP) prévoient à chaque fois des actions à mener dans chaque pays membres et une manifestation sous-régionale dans un pays membre désigné.

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