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Le rapport de la Cnuced sur le développement du commerce en Afrique

pont-EboroLe rapport de la Cnuced sur le développement du commerce en Afrique comptant pour l’année en cours a été rendu public le 11 juillet dernier. Celui-ci, comme la plupart des récents rapports du même genre, donne de l’Afrique une image dans laquelle les pays semblent avoir du mal se faciliter la tache.

La Conférence des Nations unis pours le commerce et le développement (Cnuced) a publié, le 11 juillet 2013, son rapport comptant pour l’année 2013. Présenté à Genève (Suisse) par Patrick Portes, expert du bureau du directeur de la division de l’Afrique, des PMA et des programmes spéciaux de la Cnuced, le rapport sur le développement économique en Afrique a souligné la nécessité de redonner au secteur privé africain la place qui lui revient afin de soutenir son essor face à la concurrence des entreprises venues d’autres continents.

A cet effet, la Cnuced appelle les gouvernements africains à développer davantage le commerce intra-régional, en réduisant les obstacles au développement des transactions commerciales entre les pays du continent. En effet, selon le rapport défendu sur les antennes de la radio BBC par Mme Bineswaree Bolaky, économiste dans la section Afrique pour l’institution onusienne, le commerce intra-africain représente seulement 11,3% soit 130,1 milliards de dollars, quand en Asie (50%) ou en Europe (70%) les relations commerciales sont plus développées entre les pays de la même région, et où de nombreuses dispositions en termes de loi juridiques sont adoptées en vue de faciliter les échanges. «Le continent doit savoir exploiter le potentiel considérable des échanges entre ses propres pays», a exhorté Mme Bolaky.

Pour la Cnuced, le commerce intra-africain peut contribuer à une croissance soutenue et au développement du continent. A cet effet, indique le rapport, l’accélération et la facilitation des transactions commerciales entre les différents pays africains dépendra d’abord de la capacité de ces Etats à promouvoir l’entreprenariat, à renforcer les capacités d’offre, à créer des chaines régionales de valeur et à instituer un mécanisme crédible de dialogue entre l’Etat et les entreprises étrangères issues du continent. Il s’agit donc, selon les experts de la Cnuced, de libérer le dynamisme du secteur privé et d’adopter une approche d’intégration fondée sur le développement des affaires interrégionales, dénommé «régionalisme développementiste».

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