Pendant que les membres de l’Union des forces pour l’alternance (UFA), présidée par Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé appellent à un arrêt momentané des opérations d’enrôlement débutées le 30 juillet, ceux de l’Union des forces du changement (UFC) jouent le jeu du gouvernement en répondant présent aux différentes commissions où ils ont été désignés.

Le président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR), Louis Gaston Mayila, et ses pairs de l’Union des forces du changement (UFC) n’emboitent naturellement pas le pas à leurs confrères de l’opposition dite radicale, réunis au sein de l’Union des forces pour l’alternance (UFA), qui demandent de stopper toutes opérations d’enrôlement afin que le comité de pilotage se réunisse pour s’assurer que tout est mis en place dans l’optique d’éviter tout dérapage pouvant découler d’une mauvaise préparation de ces opérations.

Malgré son retard à l’allumage dans les différents centres de Libreville et des huit autres capitales provinciales, depuis trois jours déjà, du fait que toutes les conditions aussi bien techniques, stratégiques, administratives et publicitaires ne semblent pas réunies pour enregistrer l’engouement souhaité autour de ces opérations d’enrôlement, les commissions mises en place pour la supervision de cette campagne savent qu’ils peuvent compter sur les membres de l’UFC pour jouer le jeu de l’équilibre majorité-opposition.

Car, pendant que les membres de l’UFA répondent aux abonnés absents sur les listes des commissions, ceux de l’UFC y figurent bel et bien, à l’exemple des commissions du 5e arrondissement de Libreville où l’on trouve deux membres du Parti socialiste gabonais (PSG) de Moussavou King, du 6e arrondissement où l’on compte un membre de l’UPNR et deux du PSG, de la commune d’Owendo avec un membre de l’UPNR et un du PSG, et à la commune d’Akanda où l’on note un membre du PSG et un de l’Union nationale des forgerons (UNAF), pour ne citer que ces quelques cas.

«Nous sommes surpris de constater que le ministre ait accepté de lancer le démarrage des opérations d’enrôlement avec une telle représentation de l’opposition alors que notre liste ne lui a pas encore été envoyée pour des raisons que nous ce cessons de relever», a fustigé le président en exercice de l’UFA, Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé.

«Il est inconcevable que le gouvernement accepte une partie des partis politiques de l’opposition. Le gouvernement est là pour lire la loi avec un maximum de rigueur et non de la violer. Dès l’instant qu’il accepte une partie des partis politiques de l’opposition, le gouvernement a tort» a renchéri Zacharie Myboto, le président de la quasi-clandestine Union nationale.

«Nous ne dépendons pas de l’UFA, ils sont libres de décider ce qu’ils veulent et ce qui est bon pour eux. Nous, nous sommes engagés dans une dynamique de la démocratie. L’opposition gabonaise a exigé sa présence dans les différentes commissions mais également le changement de statut de ses représentants, d’Observateurs à Membre au sein de ces commissions. Après moult tractations le gouvernement a fini par accepter. Maintenant quand il s’agit d’assumer cette responsabilité que les autorités nous ont confiés, nous sommes les mêmes à trouver des raisons. Pour ma part, ces stratagèmes de l’UFA visent simplement à retarder les choses pour que les délais soient dépassés, car comment comprendre que pendant qu’on réalise qu’il ne nous reste plus que 4 mois avant les élections et que nous avons déjà accusé trop de retard, donc il faut le rattraper, c’est en ce moment que nos frères trouvent à redire», a déclaré Yves Vincent, membre de l’UPNR qui ne partage pas l’avis des ténors de l’UFA.

En attendant la réaction du gouvernement sur tout ce qui lui est reproché concernant le démarrage des opérations d’enrôlement pour la confection des listes électorales biométriques, les manœuvres se poursuivent tant bien que mal sur l’ensemble du territoire national.

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