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Indice Mo Ibrahim 2013 : le Gabon améliore son rang

gabon-indice-mo-ibrahimLe Gabon s’est classé 24e dans l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique 2013 (IIAG), avec des scores supérieurs à la moyenne africaine, un 1er rang dans la région de l’Afrique centrale et des classements supérieurs à la moyenne africaine mais aussi son score le plus bas dans la catégorie Développement économique durable. Le pays n’est pas toujours à plaindre, même si certains de ses scores laissent à désirer.

La fondation Mo Ibrahim a publié, le lundi 14 octobre 2013, son 7è indice annuel de la gouvernance en Afrique, sur la base des notes dans des domaines tels que la sécurité et l’État de droit, la participation et les droits de l’homme, le développement économique durable ou le développement humain. D’après ces résultats, le Gabon a engrangé des points en matière de gouvernance. Le score du pays est passé de 50,4 en 2011 à 53,6 en 2012 et, enfin, à 52,8 cette année.

Au classement général, le Gabon occupe la 24è place sur 52 et ses scores sont supérieurs à la moyenne du continent (51,6) et au dessus de la moyenne de la sous région d’Afrique centrale (40,1), indique la toute dernière édition de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique 2013 (IIAG) publié lundi. Le pays «a enregistré son score le plus élevé dans la catégorie Sécurité Individuelle (8/52) et sa plus forte progression dans la catégorie Secteur Agricole (+21,5)». Par contre, son score le plus faible a été noté dans la catégorie Secteur Agricole (40/52) et sa baisse la plus importante dans la catégorie Enseignement (-9,1).

Durant les trois dernières années, le Gabon s’est tour à tour classé 29e sur 53 États en 2010, 27e en 2011, 22e en 2012. Il a donc grimpé cette année de deux rangs. Le pays est cependant moins bien loti que le Cap vert (3e), le Ghana (7e), le Sénégal (11e), São Tomé & Príncipe (11e), le Bénin (13e), le Rwanda (15e) ou le Burkina Faso (23e). Pour la troisième année consécutive, la première place de ce classement est occupée par l’Île Maurice avec un score de 82,9 cette année. Les voisins immédiats du Gabon se classent tous derrière lui : le Cameroun arrive en 35e position, le Congo Brazzaville à la 43e place et la Guinée Équatoriale au 45e rang. Le Gabon est en tout cas le 1er des 7 pays de la zone Cemac.

En matière de Développement économique durable, le Gabon est 33e avec 42,9 points et une progression de 11,4 par rapport à l’année dernière. Le pays enregistre également un gain de 7,4 points traduisant des progrès en matière de Gestion publique (capacités statistiques, administration publique, perception des recettes, gestion budgétaire, politique fiscale, etc.). Un gain de 2,8 points est également noté en Environnement des entreprises (environnement concurrentiel, climat d’investissement, bureaucratie et formalités administratives, régime douanier, etc.). Ici le Gabon occupe le 29e rang africain avec 47,2 points. En Infrastructures, le pays gagne 14,0 points de plus que l’année dernière, même si sa moyenne à ce sujet n’est que de 30,4/100. Idem pour le secteur agricole qui enregistre un gain de 21,5 points par rapport à 2012, avec 41,7/100 points et un rang africain de 40e.

Concernant la sécurité et l’Etat de droit, le Gabon occupe le 20e rang africain du classement avec 56,8 points/100. Les tableaux de l’IIAG font état d’une régression de 1,8 puisque l’année dernière ce score était de 57,9. Le pays régresse également dans la catégorie Etat de droit (procédures judiciaires, indépendance de la justice, sanctions, transferts de pouvoirs et droits de propriété) où il est classé 24e avec un score de 49,4, en baisse de -4,8 par rapport à l’année dernière. Il perd également des points en Sécurité individuelle (persécution politique, troubles sociaux, fiabilité des services de police, criminalité violente, etc.) et se classe, Ici, au 8e rang continental avec 57,1 points, en baisse de -1,7. Dans la catégorie Sécurité nationale, le Gabon occupe le 22e rang africain avec 84,9 et une baisse notable de -5,0. L’instabilité de la sous région y est certainement pour quelque chose, puisque cette catégorie a pour indicateurs les tensions frontalières, l’implication du gouvernement dans un conflit armé, les réfugiés politiques et les personnes déplacées. Par rapport à l’année dernière, le pays a enregistré une progression de 4,2 avec 37,5 points et la 36e place africaine pour ce qui est de la Redevabilité (transparence et corruption dans le secteur public, corruption au niveau du gouvernement et des agents publics, poursuite des abus de pouvoirs, détournements de fonds publics, etc.).

Au sujet de cette dernière catégorie, on se remémorera qu’en avril dernier, Nathalie Delapalme, Directeur de la Recherche et des Politiques Publiques pour la Fondation Mo Ibrahim, a séjourné au Gabon en vue d’apprécier, avec les responsables de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLEI), les résultats de l’édition 2012 de l’IIAG.

L’indice Mo Ibrahim évalue les prestations de biens et services publics délivrés aux citoyens par les pouvoirs publics et les acteurs non-étatiques à travers 88 indicateurs regroupés en quatre catégories : sécurité et souveraineté, participation et droits de l’homme, développement économique durable et développement humain. D’autres indicateurs sont pris en compte dans ces calculs : l’assainissement, l’eau et la santé publique. On trouve, par ailleurs, dans ce rapport des données de base sur le Gabon, fournis par des banques et des institutions internationales, notamment le Pnud :

Niveau de revenu : Intermédiaire, tranche supérieure

Population : 1,6 million

Superficie : 267 667 km²

PIB ($US) : $18,7 milliards

PIB par habitant ($US) : $4

Espérance de vie à la naissance : 63

APD nette reçue par habitant ($US) : $43

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