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Et les Douanes se mirent en grève

Michel-Ondinga-douanesA l’issue d’une assemblée générale tenue le mardi 18 février 2014, les agents des Douanes gabonaises, réunis pour la plupart au sein du SNAD, ont décidé de rentrer en grève illimitée dès ce mercredi 19 février. Soit deux années après l’échec de leur premier mouvement d’humeur, lancé en février 2012.

Indiquant qu’un préavis de grève de leur part avait été adressé à la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) il y a plusieurs jours, sans qu’aucune garantie ne leur ait été donnée par la hiérarchie, les membres du Syndicat national des agents des douanes (SNAD) ont décidé de rentrer en grève à compter de ce mercredi 19 février 2014. Ce, jusqu’au rétablissement complet de leur situation professionnelle.

Entre autres revendications, les douaniers Gabonais font valoir la non-prise en compte des principaux points contenus dans le cahier des charges déjà soumis au gouvernement et à la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Des réclamations qui tiennent notamment sur l’application de certains textes juridiques parmi lesquels le décret 152 portant organisation de l’institution en zone Cemac et notamment des articles 134 et 137 du Code des douanes.

Pour Jean Didier Mbatchi Bayonne, le secrétaire général du mouvement intersyndical des douanes gabonaises, «le Code des douanes est supranational. Il est établit selon les normes en vigueur dans l’espace sous-régional, il ne saurait de ce fait être appliqué au Gabon d’une autre manière que celle souhaitée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.»

Si, à en croire les interventions des différents membres du SNAD, des garanties d’une application dudit Code ont été données pour s’effectuer dès le 1er mars 2014, il n’en est rien pour d’autres points de revendications évoqués par les douaniers. Les questions relatives au plan de carrière de ces derniers, l’adoption du statut particulier du corps des douanes, le règlement de la plus-value des recettes douanières, l’amélioration des conditions de travail des agents, le paiement des primes diverses et la construction de logements ou de casernes des douaniers sont autant de points qui, depuis deux ans n’ont pas trouvé un écho favorable auprès de la tutelle. Et depuis, d’autres revendications se sont greffées aux premières, à l’instar du «fonds commun» que les agents douaniers gabonais réclament désormais aux autorités.

Pour Jean Didier Mbatchi Bayonne, à l’exemple de la Caisse d’avance et du Compte de la veuve et de l’orphelin qui n’existent plus au sein de l’institution, les fonds communs, qui sont loin d’être la principale raison du lancement du mouvement d’humeur, devrait venir en aide aux agents ainsi qu’à leur famille. «Le douanier meurt de plus en plus vite, et de plus en plus d’agents s’en vont laissant derrière eux des femmes et des enfants le plus souvent contraints de payer leurs dettes. Au lieu de penser à nous, ces caisses peuvent aider nos familles. Et la mystérieuse disparition de la Caisse d’avance nous contraint à rentrer dans un cercle vicieux de l’endettement», a expliqué le leader syndical avant de demander le sentiment de l’assemblée qui s’est prononcée pour une grève illimité, tout en concédant un service minimum comme le prévoit la loi.

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