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Médiature : Nouvelles disconvenances au sujet de Laure Gondjout

laure-olga-gondjout-gabonDepuis sa nomination, le 16 janvier 2014, au poste de Médiateur de la République, Laure Olga Gondjout, ancienne Secrétaire générale de la présidence de la République gabonaise, alimente la chronique. En cause : l’incompatibilité entre ses fonctions non-officielles et le poste qu’elle occupe désormais pour lequel elle ne serait également pas qualifiée du fait d’être une administration plutôt qu’une institution.

Partant du fait que le 18 décembre 2013, jour de son soixantième anniversaire, Laure Olga Gondjout avait déjà atteint l’âge statutaire du départ à la retraite pour ce qui est des fonctions administratives, le débat porte désormais sur son maintien au sein de l’administration publique. Nombreux en effet se réfèrent à son prédécesseur au poste de Secrétaire général de la présidence de la République, François Engongah Owono, en fonction entre 2009 et 2011, qui avait été poussé à la sortie et presque banni de la vie publique pour avoir atteint l’âge de la retraite.

A partir de cet exemple, l’on se demande quelque chose a échappé au président de la République qui a nommé et placé Laure Gondjout dans de nouvelles fonctions toujours administratives. A-t-on mal interprèté la loi ? De nombreux observateurs indiquent à ce sujet que dans l’ordonnance instituant le Médiateur de la République, notamment en son article 2 du Chapitre 1 intitulé «De l’institution et des attributions», il est écrit : «il est institué, en République gabonaise, une autorité administrative indépendante dénommée «Médiateur de la République ». Le Médiateur de la République est donc une administration et non une institution comme la Cour constitutionnelle ou le Conseil économique et social.

C’est là où le bât blesse et les détracteurs de dame Gondjout ne se privent pas de proclamer que le serment qu’elle a prêté devant le chef de l’Etat est «faux». «Nous sommes là dans l’illégalité absolue», note par exemple le journal Gabon D’Abord. Se référant toujours à l’ordonnance par lequel a été créé le Médiateur de la République, et cette fois en son article 12, le même titre rappelle que : «sont incompatibles avec les fonctions de Médiateur de la République et de Médiateur de la République adjoint, les fonctions et situations suivantes : membre du gouvernement, magistrat, notaire ou huissier de justice, avocat, ministre d’un culte reconnu, toute activité privée à caractère lucratif, toute activité de nature à compromettre l’indépendance, la dignité ou l’exercice de fonction, l’exercice d’un mandat parlementaire ou d’élu local».

Autrement dit de par ses nouvelles fonctions Laure Olga Gondjout devrait démissionner de biens d’autres postes. Elle est en effet, pour ce qui est du Sénat, suppléant du Sénateur Félix Mba ; elle est conseiller municipal de la ville de Libreville ; propriétaire connue de plusieurs entreprises «à but lucratif» ; membre du bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG), entre autres. Au sujet de son appartenance à cette formation politique, elle a déclaré le 15 février dernier lors d’un meeting organisé dans sa circonscription électorale à l’intention de son frère député, Vincent de Paul Gondjout, qu’elle n’a pas «démissionné, comme on a dit du Parti démocratique gabonais», précisant : «J’ai simplement du me conformer aux critères d’éligibilité pour être Médiateur de la République. J’ai du donc abandonner mon mandat électif».

Il n’y a donc aucun doute sur ce qu’elle n’aurait pas été portée à la fonction de médiateur de la république si l’on s’en tenait et si l’on respectait la loi en République gabonaise. D’autant plus qu’il n’a nulle part été publique annoncé que Laure Gondjout a démissionné de son poste de sénateur suppléant ou de son poste de membre du Bureau politique du PDG, notamment. «Se mettre en retrait est-il synonyme de démission ?», interroge un journaliste. Et c’est en cela que notre confrère Gabon D’Abord précise que toute «ces situations doivent l’amener à démissionner sans délais du poste de Médiateur de la République qui vient de lui être confié». Et de relever que sSoit le chef de l’Etat le savait et a voulu compromettre la carrière de son ex-SG, soit, Ali Bongo a été induit en erreur par les «juristes» de la présidence».

Mais si tout ce qui précède pèse sur la retraite de Laure Olga Gondjout, il est à noter que ses prédécesseurs comme médiateur de la République dont Jeanne Manomba, Jean-Louis Messan, certes d’âge plus avancé, n’avaient pas eu droit à toutes ces analyses lorsqu’ils prenaient cette fonctions. Et donc sans doute que toutes les entorses à la loi relevées n’auraient pas eut lieu s’il ne s’était agit de Laure Olga Gondjout. De quoi se demander ce qu’a de particulier cette dame ; pourquoi l’observe-t-on à la loupe ? Pourquoi attise-t-elle autant d’animosités ?

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