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L’adieu de Ping au parti des démocrates gabonais

Jean-Ping2 (1)Limité jusque là à une simple déclaration faisant foi, le divorce entre l’ancien président de la Commission de l’Union africain, Jean Ping, et le Parti démocratique gabonais, vient d’être formalisée par une lettre de démission adressée, le 19 février, au secrétaire général du parti au pouvoir par le néo-dissident.

C’est confirmé. La décision, rendue publique le 1er février dernier, de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, de rompre toutes relations avec le système en place, ne se résume plus à une simple déclaration objet de doute pour plusieurs de ses anciens camarades. Afin de lever tout équivoque et recadrer les choses pour ceux qui se plaisent à répandre la contre-vérité à son sujet, l’ancien hiérarque du parti au pouvoir, a transmis une lettre au secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi, pour fortifier sa position.

«Depuis mon départ à la tête de la présidence de la Commission de l’Union africaine, je me suis volontairement abstenu de toute intervention dans le débat politique national. Mais après une longue et mûre réflexion sur la situation réelle de notre pays, qui ne pouvait me laisser indifférent, j’ai décidé de rompre le silence. C’est ainsi que le 1er février 2014, à la faveur d’un séminaire atelier organisé par des compatriotes de l’opposition et de la société civile regroupés au sein du mouvement des Souverainistes, j’ai déclaré ceci: «il est clair que je n’ai plus rien à voir, absolument plus rien à voir avec les autorités en place». Propos qui ne souffrent d’aucune ambigüité», a rappelé Jean Ping dans une lettre de démission notifiée et remis à l’attaché de cabinet du secrétaire général du PDG, Jean Félix Ndomba, par l’huissier de Justice Florent Mounguengui.

Jean Ping rappelle avoir été obligé de se soustraire un moment, de manière officieuse, des activités partisanes, car incompatibles avec les différentes fonctions qu’il a occupé de 2004 à 2012 ; respectivement, président de l’assemblée générale des Nations unies et président de la Commission de l’Union africaine. Un retrait qui n’avait alors pas manqué d’être notifié au président fondateur du PDG qui l’avait accepté. Jean Ping, s’étonne dans sa missive, de l’attitude de ses anciens camarades après l’adoption de sa nouvelle posture qui logiquement ne daterait pas du 1er février dernier, puisqu’il ne prenait plus part aux activités de ce parti, faisant remarquer qu’il n’a pas été vu aux congrès qui se sont tenus sur la période où il travaillait pour des institutions internationales.

«J’observe, pour le regretter, que depuis ma déclaration du 1er février 2014, pourtant qualifiée d’épiphénomène par la présidence de la République, les médias du service public des hiérarques du PDG ainsi que certains membres du gouvernement, répandent de nombreuses contre-vérités, excellent dans la diffamation, l’insulte et la menace, et pour finir, prétendent que mon retour au PDG ne saurait tarder», déplore Jean Ping dans sa lettre. Et d’ajouter, «aussi, pour lever toute équivoque, s’il en est besoin, je réitère que je n’ai plus rien à voir, absolument plus rien à voir avec les autorités en place. Je précise en conséquence que je démissionne du Parti démocratique gabonais. Ma décision est ferme et irréversible». De quoi apaiser l’inquiétude de la communauté des sceptiques vis-à-vis de celui qui n’a toujours pas annoncé la couleur au sujet de son positionnement quant à la présidentielle gabonaise de 2016.

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